L'An Sgeir suivait une ligne qui, approximativement, courait du sud-est vers le nord-ouest. La haute épine dorsale du rocher descendait de son point culminant, au sud, jusqu'à une anse, au nord, constituée de falaises d'une soixantaine de mètres de haut, semblables à une épaule levée contre le mauvais temps, les tempêtes cinglantes et les mers monstrueuses qui viennent du sud-ouest pour se briser sur le gneiss imperturbable. Sur son côté ouest, trois promontoires, cernés par l'écume des vagues furieuses qui les attaquaient inlassablement, avançaient dans l'océan et s'enfonçaient vers des fosses sous-marines invisibles.
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