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<channel><title><![CDATA[MONCARNETDELECTURE.COM - Th&eacute;&acirc;tre]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre]]></link><description><![CDATA[Th&eacute;&acirc;tre]]></description><pubDate>Fri, 30 Jan 2026 14:55:20 -0800</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[Axël, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/axel-auguste-de-villiers-de-lisle-adam]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/axel-auguste-de-villiers-de-lisle-adam#comments]]></comments><pubDate>Thu, 16 Jan 2020 08:32:20 GMT</pubDate><category><![CDATA[Auguste de Villiers de L'Isle-Adam]]></category><category><![CDATA[Ax&euml;l]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/axel-auguste-de-villiers-de-lisle-adam</guid><description><![CDATA[&#8203;SARA,&nbsp;debout, pr&egrave;s d'Ax&euml;l, et appuy&eacute;e au prie-Dieu, parlant comme si elle suivait, en un songe, une succession de mirages entre ses paupi&egrave;res &agrave; demi ferm&eacute;es :&nbsp;Dis, cher aim&eacute;! Veux-tu venir vers ces pays o&ugrave; passent ces caravanes, &agrave; l'ombre des palmiers de Kachmyr ou de Mysore ? Veux-tu venir au Bengale choisir, dans les bazars, des roses, des &eacute;toffes et des filles d'Arm&eacute;nie, blanches comme le pelage des he [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">&#8203;<span>SARA,&nbsp;</span><em>debout, pr&egrave;s d'Ax&euml;l, et appuy&eacute;e au prie-Dieu, parlant comme si elle suivait, en un songe, une succession de mirages entre ses paupi&egrave;res &agrave; demi ferm&eacute;es :&nbsp;</em><span>Dis, cher aim&eacute;! Veux-tu venir vers ces pays o&ugrave; passent ces caravanes, &agrave; l'ombre des palmiers de Kachmyr ou de Mysore ? Veux-tu venir au Bengale choisir, dans les bazars, des roses, des &eacute;toffes et des filles d'Arm&eacute;nie, blanches comme le pelage des hermines ? Veux-tu lever des arm&eacute;es - et soulever le nord de l'Iran, comme un jeune Cyaxare ? - ou, plut&ocirc;t, si nous appareillions pour Ceylan, o&ugrave; sont les blancs &eacute;l&eacute;phants aux tours vermeilles, les aras de feu dans les feuillages, et d'ensoleill&eacute;es demeures o&ugrave; tombent les pluies des jets d'eau dans les cours de marbre ? - Veux-tu vivre durant quelques jours, d'une existence &eacute;trange et lointaine, en ces habitations de porcelaine, &agrave; Yeddo, o&ugrave; sont les lacs japonais ? L&agrave; s'&eacute;panouissent, sous la lune, des touffes de fleurs barbares pareilles &agrave; des faisceaux de poignards parfum&eacute;s. Le soir, il nous plairait, peut-&ecirc;tre, de revenir, en fumant l'opium dans des tuyaux d'or et de jade, au bercement des palanquins. - Aimes-tu mieux que je me baigne dans les vagues o&ugrave; se mira la grande Carthage, pr&egrave;s d'une maison de basalte, o&ugrave; br&ucirc;lent sur des tr&eacute;pieds d'argent, des parfums ? - Ou si nous visitions les rouges Espagnes! Oh! Ce doit &ecirc;tre triste et merveilleux, les palais de Grenade, le Generalife, les lauriers roses de Cadix l'Andalouse, les bois de Pampelune, o&ugrave; les citronniers sont si nombreux que les &eacute;toiles, &agrave; travers les feuillages, en semblent les fleurs d'or! Et les vestiges des temples sarrasins, l'Art disparu, les villes moroses ! - Et, plus loin, les &icirc;les Fortun&eacute;es, o&ugrave; l'hiver tout en fleurs, humilie le printemps des autres contr&eacute;es! L&agrave;, ce sont des rochers que l'aube transfigure en saphirs immenses, et le flot vient y mourir, dans une brume d'or et d'opale, doux comme un dernier baiser. - Si tu le pr&eacute;f&egrave;res, nous r&eacute;aliserons des r&ecirc;ves de gloire, nous accomplirons des t&acirc;ches sublimes, nous nous ferons b&eacute;nir par des peuples! - Mais, si tu veux aussi, toi l'espingole &agrave; l'&eacute;paule et moi la harpe &agrave; la ceinture, v&ecirc;tus de riches haillons diapr&eacute;s, nous irons, en nomades, chanter sur les routes et dans les carrefours des villes de Boh&ecirc;me, comme les tziganes basan&eacute;s; je dirai l'avenir aux belles filles et l'on nous jettera des pi&egrave;ces d'argent dans une s&eacute;bile pour notre repas du soir &agrave; l'h&ocirc;tellerie ! Ainsi nous pourrons cheminer en chantant, depuis le sud du pays des Bulgares jusqu'au d&eacute;troit de Bab-el-Mandeb. - Veux-tu que nous laissions &eacute;tinceler sous nos attelages les dalles des quais de la N&eacute;va, ou du Danube ? Peut-&ecirc;tre il te plairait de voir les danses des femmes de Pologne et de Hongrie, avec des festins et des musiques, au fond des palais ?- Veux-tu, aventuriers hasardeux, sur notre brick aux canons d'acier, en touchant aux archipels, explorer depuis les c&ocirc;tes de Guin&eacute;e jusqu'aux bords silencieux de l'Hudson ? Ensuite remonter le Nil ? Illuminer l'int&eacute;rieur des pyramides de Chephrem et d'Osymandias dont nous pouvons doubler le cercle d'or! Ne pouvons-nou &eacute;galement venir, aux bords du Gange, fonder, nous aussi, quelque religion divine ? Va! nous ferons des miracles, nous &eacute;l&egrave;verons des temples, et, sans aucun doute, le Ciel m&ecirc;me nous ob&eacute;ira. - Si nous allions, quelque jour, cueillir des poisons d&eacute;licieux en M&eacute;lan&eacute;sie et nous promener &agrave; Sumatra, sous les mancenilliers ? Veux-tu laisser voir mon visage aux rivi&egrave;res qui coulent pr&egrave;s de Golconde, de Vishapour ou d'Ophir ? Ou voyager en Nubie sur les bords du Zaijr, la rivi&egrave;re t&eacute;n&eacute;breuse o&ugrave; le soir tombe sans cr&eacute;puscule ? Veux-tu venir voir S&eacute;leucie, o&ugrave; de saints ap&ocirc;tres ont pris la mer, allant &agrave; la conqu&ecirc;te du monde ?- Veux-tu vivre &agrave; Antioche parmi les ruines, - l&agrave;, des lierres suppliants arr&ecirc;tent au passage les p&egrave;lerins!- Mais, plut&ocirc;t, envolons-nous, comme les alcyons, vers des horizons toujours bleus et calmes, &agrave; Corinthe, &agrave; Palerme, sous les portiques de Silistria! - Viens! nous passerons, en trir&egrave;me, au-dessus de l'Atlantide!- A moins que nous n'allions contempler, plut&ocirc;t, les clart&eacute;s nocturnes, sur la terre d'Idum&eacute;e? - Puis, aussi, le septentrion! - Quel plaisir d'attacher nos patins d'acier sur les routes de la p&acirc;le Su&egrave;de! ou vers Cristiana, dans les sentiers et les fjords &eacute;clatants des monts de la Norv&egrave;ge ! - Ne pouvons-nous, encore, aller vivre, perdus dans un cottage recouvert de neige, dans quelque village du Nord ? - Veux-tu voir les landes d&eacute;sol&eacute;es du pays de&nbsp; Galles ?&nbsp; les parcs de Windsor, et de la brumeuse Londres ? Rome, la ville sombre de splendeurs ? - le frivole Paris illumin&eacute;? - Comme il doit sembler &eacute;trange d'errer dans les rues bariol&eacute;es de Nuremberg, la patiente ville de minuit! -Veux-tu troubler le reflet des &eacute;toiles dans le golfe de Naples, ou dans les lagunes de Venise, en laissant aller au sillage de la gondole quelque &eacute;toffe merveilleuse de Smyrne ou de Bassora ? - Veux-tu voir, heureux ensemble en quelque helv&eacute;tien chalet, l'aurore briller sur les neiges du Mont-Rose ?- Pr&eacute;f&egrave;res-tu le hamac des Antilles aux tentes de Bessarabie ? ou la volupt&eacute; de l'espace ? Nous laisser emporter tous les deux sur la glace des rennes, ou sur le sable par les autruches, autour d'une tente, dans une oasis de l'ancienne Heptanomide, les dromadaires paisibles et agenouill&eacute;s ?- Veux-tu nous ensevelir &agrave; Pomp&eacute;ia, dans une existence latine, comme si les C&eacute;sars vivaient encore ? Ou, plus loin, vers le plus sombre Orient ? Viens. J'appuierai mon bras sur le tien, au milieu des pierres qui furent les jardins suspendus de Ninive! et des ruines que furent Th&egrave;bes, Sardes, H&eacute;liopolis, Ancyre, Sicyone, Eleusis, - et la ville des mages, Ecbatane! Aimes-tu mieux une tour de marbre pr&egrave;s de l'Euphrate, ou les sycomores de Solyme, ou sur les hauteurs de l'Horeb ? - Veux-tu r&ecirc;ver le r&ecirc;ve oriental et joyeux ? nous &eacute;tablir marchands &agrave; Samarcande, et trafiquer ? Tu te feras l'ambassadeur de quelque reine lointaine et tu me rendras visite &agrave; Saba. Nous verrons, en rois soucieux, le soleil, le soir, incendier les eaux de la mer Rouge! - Mais, si tu le veux, aussi, nous serons simplement amoureux l'un de l'autre et nous irons dans quelque hutte des Florides, &eacute;couter les colibris!...Vois-tu, puisque nous sommes tout-puissants, puisque, maintenant, nous sommes pareils &agrave; des rois inconnus, que nous importe de pr&eacute;f&eacute;rer tel r&ecirc;ve entre les r&ecirc;ves ? Et, quant au pays de notre exil, toutes les contr&eacute;es de la terre ne seront-elles pas, pour nous, l'&icirc;le de Thul&eacute; ?</span></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='http://nicolasrozier.fr' target='_blank'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/82422249-1228574287351866-8782919820640256000-n_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">Ultima Thul&eacute;, Nicolas Rozier (cliquer sur le dessin pour acc&eacute;der au site de l'artiste)</div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La Tragédie du roi Lear, Shakespeare]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/la-tragedie-du-roi-lear-shakespeare]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/la-tragedie-du-roi-lear-shakespeare#comments]]></comments><pubDate>Wed, 08 May 2019 18:39:19 GMT</pubDate><category><![CDATA[La Trag&eacute;die du roi Lear]]></category><category><![CDATA[Shakespeare]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/la-tragedie-du-roi-lear-shakespeare</guid><description><![CDATA[Lear.Soufflez, les vents, soufflez, jusqu'&agrave; crever vos joues;Faites rage, soufflez! Trombes et cataractes,Submergez nos clochers et noyez-en le coq!O vous feux sulfureux, prompts comme la pens&eacute;e,Avant-coureurs du coup qui fend en deux le ch&ecirc;ne,Grillez mes cheveux blancs ! Foudre qui tout &eacute;branle,Aplatis la rondeur et l'&eacute;paisseur du monde,Romps ce que la nature a de moules; sur l'heure,Tout germe qui produit l'homme ingrat, d&eacute;truis-le.Le Fou.Mon oncle, mie [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:center;"><em>Lear.</em><br />Soufflez, les vents, soufflez, jusqu'&agrave; crever vos joues;<br />Faites rage, soufflez! Trombes et cataractes,<br />Submergez nos clochers et noyez-en le coq!<br />O vous feux sulfureux, prompts comme la pens&eacute;e,<br />Avant-coureurs du coup qui fend en deux le ch&ecirc;ne,<br />Grillez mes cheveux blancs ! Foudre qui tout &eacute;branle,<br />Aplatis la rondeur et l'&eacute;paisseur du monde,<br />Romps ce que la nature a de moules; sur l'heure,<br />Tout germe qui produit l'homme ingrat, d&eacute;truis-le.<br /><em>Le Fou</em>.<br />Mon oncle, mieux vaut eau b&eacute;nite de cour en un<br />logis o&ugrave; l'on est bien au sec, qu'eau de pluie hors<br />du logis. Mon bon oncle, rentre aupr&egrave;s de tes filles et<br />leur demande leur b&eacute;n&eacute;diction: voil&agrave; une nuit qui n'a<br />de piti&eacute; pour le sage ni pour le fou.<br /><em>Lear.</em><br />Va, gronde tout ton sao&ucirc;l; crache, feu; verse, pluie;<br />Vous, je ne vous reproche,&eacute;l&eacute;ments, d'&ecirc;tre ingrats,<br />Vous, je ne vous ai point fait pr&eacute;sent d'un royaume,<br />Ni nomm&eacute; mes enfants: d'o&ugrave; ne me devez-vous<br />Nulle soumission. Lancez donc contre moi<br />Votre horrible d&eacute;cret. Je suis l&agrave;, votre chose,<br />Un pauvre et faible vieux, d&eacute;bile et rebut&eacute;...<br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/edited/vorobiev-tempete.jpg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/published/vorobiev-tempete.jpg?1557342028" alt="Photo" style="width:635;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:49px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Eurydice, Jean Anouilh]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/eurydice-jean-anouilh]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/eurydice-jean-anouilh#comments]]></comments><pubDate>Sun, 16 Dec 2018 14:22:47 GMT</pubDate><category><![CDATA[Eurydice]]></category><category><![CDATA[Jean Anouilh]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/eurydice-jean-anouilh</guid><description><![CDATA[ORPH&Eacute;EJe ne t'ai pas dit merci non plus pour ton courage...EURYDICEMon courage ?ORPH&Eacute;EPour les jours, qui ne vont pas tarder, o&ugrave; tu laisseras passer l'heure du d&icirc;ner, en fumant, avec moi, la derni&egrave;re cigarette, une bouff&eacute;e chacun. Pour les robes que tu feras semblant de ne pas voir dans les vitrines; pour les commer&ccedil;ants ricaneurs, les patrons d'h&ocirc;tel hostiles, les concierges...Je ne t'ai pas dit merci pour les lits faits, les chambres balay& [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:center;">ORPH&Eacute;E<br />Je ne t'ai pas dit merci non plus pour ton courage...<br /><br />EURYDICE<br />Mon courage ?<br /><br />ORPH&Eacute;E<br />Pour les jours, qui ne vont pas tarder, o&ugrave; tu laisseras passer l'heure du d&icirc;ner, en fumant, avec moi, la derni&egrave;re cigarette, une bouff&eacute;e chacun. Pour les robes que tu feras semblant de ne pas voir dans les vitrines; pour les commer&ccedil;ants ricaneurs, les patrons d'h&ocirc;tel hostiles, les concierges...Je ne t'ai pas dit merci pour les lits faits, les chambres balay&eacute;es, les vaisselles, les mains rougies et le gant qui se troue, et l'odeur de la cuisine dans les cheveux. Tout ce que tu m'as donn&eacute; en acceptant de me suivre.<br /><br /><em>Eurydice a la t&ecirc;te baiss&eacute;e; il la regarde en silence<br /></em><br />Je ne croyais pas que c'&eacute;tait possible de rencontrer un jour le camarade qui vous accompagne, dur et vif, porte son sac et n'aime pas non plus faire des sourires. Le petit copain muet qu'on met &agrave; toutes les sauces et qui, le soir, est belle et chaude contre vous. Pour vous seul une femme, plus secr&egrave;te, plus tendre que celles que les hommes sont oblig&eacute;s de tra&icirc;ner tout le jour derri&egrave;re eux, par&eacute;es d'&eacute;toffe. Ma farouche, ma sauvage, ma petite &eacute;trang&egrave;re...Je me suis r&eacute;veill&eacute; cette nuit pour me demander si je n'&eacute;tais pas un homme aussi lourd que les autres, avec de l'orgueil b&ecirc;te et de grosses mains, et si je te m&eacute;ritais bien.<br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/597b0a0874063be6296ff13037ecc522_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Roméo et Jeannette, Jean Anouilh (1)]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh-1]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh-1#comments]]></comments><pubDate>Sun, 16 Dec 2018 10:14:54 GMT</pubDate><category><![CDATA[Jean Anouilh (1)]]></category><category><![CDATA[Rom&eacute;o et Jeannette]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh-1</guid><description><![CDATA[LUCIENQu'est-ce que tu lui donneras ? Tu n'as rien &agrave; donner. Vous n'avez rien &agrave; donner toutes autant que vous &ecirc;tes, que votre corps pour une minute et vos petits &eacute;tats d'&acirc;me fugitifs.JEANNETTECe n'est pas vrai !LUCIENEt lui non plus n'a rien &agrave; te donner. Vous &ecirc;tes des amants. Vous avez jou&eacute; la carte de l'amour. Vous pouvez la danser jusqu'au bout la danse maintenant. Vous jeter &agrave; l'eau de d&eacute;sespoir, vous tuer l'un l'autre, vous s [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:center;">LUCIEN<br />Qu'est-ce que tu lui donneras ? Tu n'as rien &agrave; donner. Vous n'avez rien &agrave; donner toutes autant que vous &ecirc;tes, que votre corps pour une minute et vos petits &eacute;tats d'&acirc;me fugitifs.<br /><br />JEANNETTE<br />Ce n'est pas vrai !<br /><br />LUCIEN<br />Et lui non plus n'a rien &agrave; te donner. Vous &ecirc;tes des amants. Vous avez jou&eacute; la carte de l'amour. Vous pouvez la danser jusqu'au bout la danse maintenant. Vous jeter &agrave; l'eau de d&eacute;sespoir, vous tuer l'un l'autre, vous soigner l&eacute;preux, vous vendre. Frimes! mirages!apparences! Vous n'avez rien &agrave; donner...Vous avez choisi l'amour, vous avez choisi de prendre toujours et de ne penser qu'&agrave; vous.<br /><br />JEANNETTE<br />Ce n'est pas vrai !<br /><br />LUCIEN<br />Si ! Vous avez choisi l'amour, vous &ecirc;tes l&agrave; pour vous ha&iuml;r...Vous &ecirc;tes l&agrave; pour vous venger, vous ne saurez jamais de quelle offense. Et pas la peine de se frapper le coeur, c'est la loi depuis toujours, depuis qu'il y a des hommes et des femmes et que l'amour les colle un matin deux &agrave; deux, comme des mouches.<br /><br />JEANNETTE<br />Non !<br /><br />LUCIEN<br />Si! Et vous allez peut-&ecirc;tre partir dans le monde tout &agrave; l'heure tous les deux, la main dans la main, mais en vous &eacute;piant comme deux ennemis dans le d&eacute;sert. Et les gens diront : le joli couple ! comme ils s'aiment ! Le joli couple d'assassins, oui ! Pr&ecirc;t &agrave; tout, mes bonnes dames. Griffes dehors et la dent longue ! Il faut qu'il y en ait un qui ait la peau de l'autre et le plus vite sera le mieux ! Voil&agrave; ce que c'est votre amour !<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/edited/7578c460ba08f8a371894851f4d348ce.jpg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/published/7578c460ba08f8a371894851f4d348ce.jpg?1544956161" alt="Photo" style="width:562;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Pygmalion, drame lyrique, Jean-Jacques Rousseau]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/pygmalion-drame-lyrique-jean-jacques-rousseau]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/pygmalion-drame-lyrique-jean-jacques-rousseau#comments]]></comments><pubDate>Wed, 07 Nov 2018 13:49:19 GMT</pubDate><category><![CDATA[drame lyrique]]></category><category><![CDATA[Jean-Jacques Rousseau]]></category><category><![CDATA[Pygmalion]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/pygmalion-drame-lyrique-jean-jacques-rousseau</guid><description><![CDATA[Je ne sais quelle &eacute;motion j'&eacute;prouve en touchant ce voile; une frayeur me saisit; je crois toucher au sanctuaire de quelque Divinit&eacute;... Pygmalion ! c'est une pierre; c'est ton ouvrage. Qu'importe ? On sert des Dieux dans nos temples, qui ne sont pas d'une autre mati&egrave;re et n'ont pas &eacute;t&eacute; faits d'une autre main.(Il l&egrave;ve le voile en tremblant, et se prosterne. On voit la statue de Galath&eacute;e pos&eacute;e sur un pi&eacute;destal fort petit, mais ex [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><font size="2">Je ne sais quelle &eacute;motion j'&eacute;prouve en touchant ce voile; une frayeur me saisit; je crois toucher au sanctuaire de quelque Divinit&eacute;... Pygmalion ! c'est une pierre; c'est ton ouvrage. Qu'importe ? On sert des Dieux dans nos temples, qui ne sont pas d'une autre mati&egrave;re et n'ont pas &eacute;t&eacute; faits d'une autre main.<br /><br /><em>(Il l&egrave;ve le voile en tremblant, et se prosterne. On voit la statue de Galath&eacute;e pos&eacute;e sur un pi&eacute;destal fort petit, mais exhauss&eacute; par un gradin de marbre, form&eacute; de quelques marches demi-circulaires.) </em><br /><br />&nbsp; O Galath&eacute;e! recevez mon hommage. Oui je me suis tromp&eacute; : j'ai voulu vous faire Nymphe, et je vous ai faite D&eacute;esse : V&eacute;nus m&ecirc;me est moins belle que vous.<br />&nbsp; Vanit&eacute;, faiblesse humaine ! je ne puis me lasser d'admirer mon ouvrage; je m'enivre d'amour-propre; je m'adore dans ce que j'ai fait... Non jamais rien de si beau ne parut dans la nature; j'ai pass&eacute; l'ouvrage des dieux... Quoi ! tant de beaut&eacute;s sortent de mes mains ? Mes mains les ont donc touch&eacute;es ? Ma bouche a donc pu... Pygmalion ! Je vois un d&eacute;faut. Ce v&ecirc;tement couvre trop le nu; il faut l'&eacute;chancrer davantage; les charmes qu'il rec&egrave;le doivent &ecirc;tre mieux annonc&eacute;s.<br /><br /><em>(Il prend son maillet et son ciseau, puis s'avan&ccedil;ant lentement, il monte, en h&eacute;sitant, les gradins de la statue qu'il semble n'oser toucher. Enfin, le ciseau d&eacute;j&agrave; lev&eacute;, il s'arr&ecirc;te.) </em><br /><br />&nbsp; Quel tremblement! quel trouble ! Je tiens le ciseau d'une main mal assur&eacute;e... je ne puis... je n'ose... je g&acirc;terai tout.<br /><br /><em>(Il s'encourage, et enfin, pr&eacute;sentant son ciseau, il en donne un seul coup, et, saisi d'effroi, il le laisse tomber, en poussant un grand cri.) </em><br /><br />&nbsp; Dieux ! je sens la chair palpitante repousser le ciseau ! </font><br /><br /><font size="2"><em>(Il redescend, tremblant et confus.)</em><br /><br />&nbsp; ...Vaine terreur, fol aveuglement... Non, je n'y toucherai point; les Dieux m'&eacute;pouvantent. Sans doute elle est d&eacute;j&agrave; consacr&eacute;e &agrave; leur rang.<br /><br /><em>(Il la consid&egrave;re de nouveau.)</em><br /><br />&nbsp; Que veux-tu changer ? regarde; quels nouveaux charmes veux-tu lui donner ?... Ah ! c'est la perfection qui fait son d&eacute;faut... Divine Galath&eacute;e ! moins parfaite, il ne te manquerait rien.<em> ( Tendrement.) </em>Mais il te manque une &acirc;me : ta figure ne peut s'en passer. <em>(Avec plus d'attendrissement encore.)</em> Que l'&acirc;me faite pour animer un tel corps doit &ecirc;tre belle ! <br /></font><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/edited/1565190e4a64c7d10809cf21852077e8.jpg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/published/1565190e4a64c7d10809cf21852077e8.jpg?1541598920" alt="Photo" style="width:435;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Héloïse et Abélard pièce en 3 actes Roger Vailland]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/heloise-et-abelard-piece-en-3-actes-roger-vailland]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/heloise-et-abelard-piece-en-3-actes-roger-vailland#comments]]></comments><pubDate>Wed, 31 Oct 2018 22:07:09 GMT</pubDate><category><![CDATA[H&eacute;lo&iuml;se et Ab&eacute;lard pi&egrave;ce en 3 actes Roger Vailland]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/heloise-et-abelard-piece-en-3-actes-roger-vailland</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  HELO&Iuml;SE. - Mon oncle a compt&eacute; tout &agrave; l'heure qu'il y a aujourd'hui trois mois qu'Ab&eacute;lard vit sous ce toit. Trois mois, un terme, un trimestre, seize semaines, quatre-vingt-onze jours, un quart d'ann&eacute;e, un quatre centi&egrave;me de si&egrave;cle. C'est ainsi qu'on mesure le temps des hommes. Mais pour Ab&eacute;lard et pour moi, c'est le temps du bonheur et ce temps- l&agrave; n'a aucune commune mesure avec tout le reste du temps. Le t [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:54.248366013072%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph">HELO&Iuml;SE. - Mon oncle a compt&eacute; tout &agrave; l'heure qu'il y a aujourd'hui trois mois qu'Ab&eacute;lard vit sous ce toit. Trois mois, un terme, un trimestre, seize semaines, quatre-vingt-onze jours, un quart d'ann&eacute;e, un quatre centi&egrave;me de si&egrave;cle. C'est ainsi qu'on mesure le temps des hommes. Mais pour Ab&eacute;lard et pour moi, c'est le temps du bonheur et ce temps- l&agrave; n'a aucune commune mesure avec tout le reste du temps. Le temps du bonheur est tout un, comme le corps d'un &ecirc;tre vivant, ta main n'est ta main pr&eacute;sente pour toi qu'autant qu'elle fait partie de ton bras lui- m&ecirc;me articul&eacute; &agrave; ton &eacute;paule; qu'on ampute ta main et elle ne sera plus qu'un objet &eacute;tranger parmi les objets &eacute;trangers; ainsi chaque instant du temps du bonheur n'est que l'&eacute;cho de tout le temps du bonheur et contient cependant tout le temps du bonheur. Le bonheur ne se d&eacute;compose ni en paroles, ni en pens&eacute;es, ni en actions, ni en omissions, le bonheur n'est pas fait de faits, il est une saveur, un poids, une densit&eacute; qui se communique &agrave; n'importe quel fait. C'est pourquoi l'on ne peut pas raconter le bonheur. Trois mois (qu'on dit) pendant lesquels dormir n'&eacute;tait plus dormir mais dormir-dans-le-bonheur, manger, manger-dans-le-bonheur, parler, parler-dans-le-bonheur, penser, penser-dans-le bonheur, je me r&eacute;veille: je l'aime, il m'aime, je m'endors: il m'aime, je l'aime, trois mois (qu'on dit) sans une minute d'impatience ni m&ecirc;me d'attente, d'anxi&eacute;t&eacute; ni de bondissement qui sont les mani&egrave;res d'&ecirc;tre du temps, trois mois (qu'on dit) de temps <em>d&eacute;natur&eacute;</em>, le temps du bonheur. Trois mois bien distincts de tout le reste du temps, comme le temps d'une danse, d'une com&eacute;die ou d'un drame sont distincts du temps des spectateurs. Trois mois qui ne sont qu'un seul acte, un enchantement &agrave; la mani&egrave;re des enchanteurs. Ah! Il n'y a que dans les romans de chevalerie que les&nbsp;enchantements ne finissent pas...<br /></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:45.751633986928%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:48px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/0a05dd3e48196ff0196213139af875eb_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Scandale aux Abysses(extrait), Ballets sans musique, sans personne, sans rien, Louis-Ferdinand Céline]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/scandale-aux-abyssesextrait-ballets-sans-musique-sans-personne-sans-rien-louis-ferdinand-celine]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/scandale-aux-abyssesextrait-ballets-sans-musique-sans-personne-sans-rien-louis-ferdinand-celine#comments]]></comments><pubDate>Wed, 24 Oct 2018 12:28:58 GMT</pubDate><category><![CDATA[Ballets sans musique]]></category><category><![CDATA[Louis-Ferdinand C&eacute;line]]></category><category><![CDATA[sans personne]]></category><category><![CDATA[sans rien]]></category><category><![CDATA[Scandale aux Abysses(extrait)]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/scandale-aux-abyssesextrait-ballets-sans-musique-sans-personne-sans-rien-louis-ferdinand-celine</guid><description><![CDATA[L'intimit&eacute; du m&eacute;nage...V&eacute;nus passe des heures et des heures devant son miroir &agrave; se maquiller...&agrave; se remonter les seins...et le reste...elle fait de l'oeil &agrave; tout le personnel du Palais pour voir si &ccedil;a rend toujours...si le charme supr&ecirc;me agit encore...sur les petits espadons de service...sur les affreux morses...sur les requins m&ecirc;mes...elle veut s&eacute;duire m&ecirc;me les pieuvres hideuses...n'importe quoi...n'importe qui...elle se  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">L'intimit&eacute; du m&eacute;nage...V&eacute;nus passe des heures et des heures devant son miroir &agrave; se maquiller...&agrave; se remonter les seins...et le reste...elle fait de l'oeil &agrave; tout le personnel du Palais pour voir si &ccedil;a rend toujours...si le charme supr&ecirc;me agit encore...sur les petits espadons de service...sur les affreux morses...sur les requins m&ecirc;mes...elle veut s&eacute;duire m&ecirc;me les pieuvres hideuses...n'importe quoi...n'importe qui...elle se tient tr&egrave;s mal...son charme n'agit plus...elle tourne affreuse...scandaleuse...hargneuse...&agrave; tout propos elle pique des crises...se lance &agrave; de terribles sc&egrave;nes de jalousie...de d&eacute;pit...<br />Neptune ne trouve plus dans l'exercice de son d&eacute;cadent et fastidieux pouvoir qu'une petite compensation...une petite consolation...une seule...le Corps de ballet des sir&egrave;nes...V&eacute;nus s'appr&ecirc;te justement &agrave; donner pour f&ecirc;ter leur 1500&egrave; anniversaire de mariage une tr&egrave;s grande f&ecirc;te sous-nautique &agrave; laquelle participera le Corps de ballet.<br />Tous les poissons des oc&eacute;ans assistent &agrave; cette f&ecirc;te...F&ecirc;te aux Abysses...Danse des sir&egrave;nes...<br />Neptune a vou&eacute; un int&eacute;r&ecirc;t tout particulier &agrave; l'une des plus charmantes sir&egrave;nes du ballet...la toute ravissante et menue Pryntyl...toute espi&egrave;gle et mutine...&eacute;toile du ballet des Ondes...Pendant le spectacle, entre deux actes du ballet...Neptune abandonne un moment son tr&ocirc;ne aux c&ocirc;t&eacute;s de V&eacute;nus...sous le pr&eacute;texte d'aller coiffer une autre couronne...celle qu'il porte est bien trop lourde!...trop pesamment charg&eacute;e de dauphins d'or...Neptune passe dans les coulisses...retrouve la mignonne Pryntyl derri&egrave;re un buisson d'algues...lui adresse de vifs reproches...pour sa froideur...sa cruaut&eacute; envers son bon p&eacute;p&eacute; Neptune...<br />-Appelle-moi Nunune! lui demande-t-il affectueusement...Il lui demande aussi de se montrer plus tendre, plus confiante...il fait sauter Pryntyl sur ses genoux sans fa&ccedil;on...Minute de d&eacute;tente...<br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/a2-autoritratto-nettuno_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Monólog﻿o de la primera jornada, La vida es sueño,Pedro Calderón de la Barca]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/monologo-de-la-primera-jornada-la-vida-es-suenopedro-calderon-de-la-barca]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/monologo-de-la-primera-jornada-la-vida-es-suenopedro-calderon-de-la-barca#comments]]></comments><pubDate>Tue, 06 Mar 2018 15:26:38 GMT</pubDate><category><![CDATA[La vida es sue&ntilde;o]]></category><category><![CDATA[Mon&oacute;log&#65279;o de la primera jornada]]></category><category><![CDATA[Pedro Calder&oacute;n de la Barca]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/monologo-de-la-primera-jornada-la-vida-es-suenopedro-calderon-de-la-barca</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  SEGISMUNDO&iexcl;Ay m&iacute;sero de m&iacute;, ay, infelice!Apurar, cielos, pretendo,ya que me trat&aacute;is as&iacute;qu&eacute; delito comet&iacute; contra vosotros naciendo;aunque si nac&iacute;, ya entiendoqu&eacute; delito he cometido:bastante causa ha tenidovuestra justicia y rigor,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;pues el delito mayordel hombre es haber nacido.           					 								 					 						    S&oacute;lo quisiera saberpara  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -10px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:54.177545691906%; padding:0 10px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><span><span>SEGISMUNDO<br />&iexcl;Ay m&iacute;sero de m&iacute;, ay, infelice!</span></span><br /><span><span>Apurar, cielos, pretendo,<br />ya que me trat&aacute;is as&iacute;<br />qu&eacute; delito comet&iacute; </span><span><br />contra vosotros naciendo;<br />aunque si nac&iacute;, ya entiendo<br />qu&eacute; delito he cometido:<br />bastante causa ha tenido<br />vuestra justicia y rigor,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />pues el delito mayor<br />del hombre es haber nacido. </span></span><br /><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:20px;margin-left:0px;margin-right:10px;text-align:right"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/editor/6c8cff3a3b4f49a42e6bbdd4f64e9e0a.jpeg?1520351337" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:45.822454308094%; padding:0 10px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:20px;"></div>  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><span><span>S&oacute;lo quisiera saber<br />para apurar mis desvelos<br />dejando a una parte, cielos,&nbsp;&nbsp;<br />el delito de nacer,<br />qu&eacute; m&aacute;s os pude ofender<br />para castigarme m&aacute;s.&iquest;No nacieron los dem&aacute;s?<br />Pues si los dem&aacute;s nacieron,<br />&iquest;qu&eacute; privilegios tuvieron<br />qu&eacute; yo no goc&eacute; jam&aacute;s? </span></span><br /><span><span>Nace el ave, y con las galas<br />que le dan belleza suma,<br />apenas es flor de pluma&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />o ramillete con alas,<br />cuando las et&eacute;reas salas<br />corta con velocidad,<br />neg&aacute;ndose a la piedad<br />del nido que deja en calma;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />&iquest;y teniendo yo m&aacute;s alma,<br />tengo menos libertad? </span></span><br /><span><span>Nace el bruto, y con la piel<br />que dibujan manchas bellas,<br />apenas signo es de estrellas<br />gracias al docto pincel,<br />cuando, atrevida y cruel<br />la humana necesidad<br />le ense&ntilde;a a tener crueldad,<br />monstruo de su laberinto;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />&iquest;y yo, con mejor instinto,<br />tengo menos libertad? </span></span><br /><span><span>Nace el pez, que no respira,<br />aborto de ovas y lamas,<br />y apenas, bajel de escamas,<br />sobre las ondas se mira,<br />cuando a todas partes gira,<br />midiendo la inmensidad<br />de tanta capacidad<br />como le da el centro fr&iacute;o;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />&iquest;y yo, con m&aacute;s albedr&iacute;o,<br />tengo menos libertad? </span></span><br /><span><span>Nace el arroyo, culebra<br />que entre flores se desata,<br />y apenas, sierpe de plata,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />entre las flores se quiebra,<br />cuando m&uacute;sico celebra<br />de las flores la piedad<br />que le dan la majestad<br />del campo abierto a su huida;&nbsp;<br />&iquest;y teniendo yo m&aacute;s vida<br />tengo menos libertad? </span></span><br /><span><span>En llegando a esta pasi&oacute;n,<br />un volc&aacute;n, un Etna hecho,<br />quisiera sacar del pecho&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />pedazos del coraz&oacute;n.<br />&iquest;Qu&eacute; ley, justicia o raz&oacute;n,<br />negar a los hombres sabe<br />privilegio tan s&uuml;ave,<br />excepci&oacute;n tan principal,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />que Dios le ha dado a un cristal,<br />a un pez, a un bruto y a un ave? </span></span><br /><br /></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Roméo et Jeannette, Jean Anouilh]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh#comments]]></comments><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 12:38:23 GMT</pubDate><category><![CDATA[Jean Anouilh]]></category><category><![CDATA[Rom&eacute;o et Jeannette]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-jeannette-jean-anouilh</guid><description><![CDATA[Il ne reste que Jeannette qui tient toujours son poulet contre elle, immobile, Lucien toujours debout sur le canap&eacute; et Fr&eacute;d&eacute;ric qui n&rsquo;a pas cess&eacute; de regarder Jeannette depuis qu&rsquo;elle est entr&eacute;e. Un silence apr&egrave;s tout ce bruit. Fr&eacute;d&eacute;ric dit soudain doucement sans bouger.FREDERICJe vous demande pardon. (Jeannette le regarde, il sourit un peu.)Mais votre p&egrave;re a raison, nous sommes tous mortels. Il aurait peut-&ecirc;tre pu s [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:center;"><br /><em>Il ne reste que Jeannette qui tient toujours son poulet contre elle, immobile, Lucien toujours debout sur le canap&eacute; et Fr&eacute;d&eacute;ric qui n&rsquo;a pas cess&eacute; de regarder Jeannette depuis qu&rsquo;elle est entr&eacute;e. Un silence apr&egrave;s tout ce bruit. Fr&eacute;d&eacute;ric dit soudain doucement sans bouger.</em><br />FREDERIC<br />Je vous demande pardon. (<em>Jeannette le regarde, il sourit un peu.)</em>Mais votre p&egrave;re a raison, nous sommes tous mortels. Il aurait peut-&ecirc;tre pu se faire &eacute;craser.<br />JEANNETTE<br />Ecras&eacute; ce n&rsquo;est pas pareil. Je suis s&ucirc;re qu&rsquo;il a eu peur, je suis s&ucirc;re qu&rsquo;il a vu le couteau et qu&rsquo;il a compris. Il &eacute;tait tellement intelligent.<br />FREDERIC, <em>sans rire</em>.<br />Il n&rsquo;a peut-&ecirc;tre pas eu le temps de comprendre exactement ce qu&rsquo;elle lui voulait.<br />JEANNETTE, <em>sombre.</em><br />Si. Je suis s&ucirc;re qu&rsquo;il s&rsquo;est vu mourir. Comme si c&rsquo;&eacute;tait sa faute si le d&eacute;jeuner n&rsquo;&eacute;tait pas pr&ecirc;t. Il ne pensait qu&rsquo;&agrave; courir dans l&rsquo;herbe, &agrave; chercher des petits vers, bien tranquillement, &agrave; avoir peur du vent qui fait bouger les ombres. Ah&nbsp;! leur ventre, leur sale ventre, comme ils y pensent. <em>(Elle regarde Fr&eacute;d&eacute;ric, recule un peu.)</em> Mais qui &ecirc;tes-vous&nbsp;? Je ne vous connais pas, vous non plus.<br />FREDERIC<br />Je suis le fianc&eacute; de Julia.<br />JEANNETTE <em>le regarde, m&eacute;fiante</em>.<br />Ah&nbsp;!Alors vous &ecirc;tes le fils de l&rsquo;autre&nbsp;?<br />FREDERIC <em>sourit.</em><br />Oui. Mais il ne faut pas &ecirc;tre injuste, ce n&rsquo;est pas ma faute.<br />JEANNETTE <em>qui regarde son poulet, navr&eacute;e</em>.<br />Pauvre L&eacute;on. Il aurait tellement voulu devenir un grand coq redoutable. Un vrai coq avec une vraie cr&ecirc;te rouge, qui r&eacute;veille tout le monde le matin.<br />FREDERIC, <em>doucement.</em><br />Vous ne mangez jamais de poulets&nbsp;?<br />JEANNETTE <em>baisse la t&ecirc;te.</em><br />Si. Des poulets que je ne connais pas. Mais je sais aussi que c&rsquo;est injuste. J&rsquo;ai essay&eacute; de ne plus manger de viande. Je n&rsquo;ai pas pu. J&rsquo;ai trop envie.<br />FREDERIC<br />Alors, vous non plus ce n&rsquo;est pas votre faute.<br />JEANNETTE <em>secoue la t&ecirc;te, sombre</em>.<br />Si. Quand je serai vieille, quand je comprendrai tout, comme les autres, je sais que je dirai cela moi aussi, que rien n&rsquo;est de la faute de personne. Cela doit &ecirc;tre bon tout d&rsquo;un coup, de tout admettre&nbsp;; de tout excuser, de ne plus jamais se r&eacute;volter. Vous ne trouvez pas que c&rsquo;est long, vous, d&rsquo;&ecirc;tre vieux&nbsp;?<br />FREDERIC <em>sourit.</em><br />Il suffit d&rsquo;avoir un peu de patience.<br />JEANNETTE<br />Je n&rsquo;aime pas la patience. Je n&rsquo;aime pas me r&eacute;signer, ni accepter. Elle a d&ucirc; vous en dire des choses sur moi, ma s&oelig;ur.<br />FREDERIC <em>sourit</em><br />Oui. Beaucoup.<br />JEANNETTE<br />Et bien, tout est vrai&nbsp;! Et je suis pire encore. Et tout est de ma faute. Je suis la honte de la famille, on a d&ucirc; vous expliquer&nbsp;: celle qui fait tout ce qu&rsquo;on ne doit pas. Il faut me d&eacute;tester&nbsp;!<br />FREDERIC <em>sourit.</em><br />Je sais.<br />JEANNETTE<br />Et puis il ne faut pas me sourire comme &agrave; un enfant et croire que j&rsquo;ai besoin d&rsquo;indulgence. Je n&rsquo;aime pas la sensiblerie, non plus, ni qu&rsquo;on pleurniche. Vous avez raison. Je mange les autres poulets, pourquoi ne mangerais-je pas celui-l&agrave; maintenant qu&rsquo;il est mort&nbsp;? Parce que je l&rsquo;aimais&nbsp;? C&rsquo;est trop b&ecirc;te. Je vais le rendre &agrave; l&rsquo;ogresse&nbsp;! <em>(Elle va vers la cuisine en criant.)</em> Tenez, le voil&agrave; votre poulet, les deux femmes&nbsp;!...Plumez-le dans votre cuisine et faites-le cuire si vous voulez&nbsp;!<br /><em>Elle a disparu, Fr&eacute;d&eacute;ric se retourne vers Lucien qui n&rsquo;a pas boug&eacute;, suivant toute cette sc&egrave;ne avec son &oelig;il ambigu, et lui dit d&rsquo;une voix qui se veut enjou&eacute;e et qui ne l&rsquo;est pas.</em><br />FREDERIC<br />Elle est &eacute;tonnante&nbsp;!<br /><em>Lucien le regarde une seconde sans rien dire, puis il laisse tomber, descendant de son canap&eacute; avec un sourire.</em><br />LUCIEN<br />Oui. Elle n&rsquo;a pas fini de vous &eacute;tonner.<br /><em>Fr&eacute;d&eacute;ric, surpris par son ton, le regarde.</em><br />LE RIDEAU TOMBE<br />&nbsp;<br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/published/r-jeannette.jpeg?1487854242" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:92px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Roméo et Juliette, (2), Shakespeare traduit par Yves Bonnefoy]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-2-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-2-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy#comments]]></comments><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 11:34:11 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-2-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  ROMEO &agrave; Juliette.Si j&rsquo;ai pu profaner, de ma main indigne,Cette ch&acirc;sse b&eacute;nie, voici ma douce p&eacute;nitence&nbsp;:Mes l&egrave;vres sont toutes pr&ecirc;tes, deux rougissants p&eacute;lerins,A gu&eacute;rir d&rsquo;un baiser votre souffrance.JULIETTEBon p&egrave;lerin, vous &ecirc;tes trop cruel pour votre mainQui n&rsquo;a fait que montrer sa pi&eacute;t&eacute; courtoise.Les mains des p&eacute;lerins touchent celles des saintes,Et leur ba [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph">ROMEO <em>&agrave; Juliette</em>.<br />Si j&rsquo;ai pu profaner, de ma main indigne,<br />Cette ch&acirc;sse b&eacute;nie, voici ma douce p&eacute;nitence&nbsp;:<br />Mes l&egrave;vres sont toutes pr&ecirc;tes, deux rougissants p&eacute;lerins,<br />A gu&eacute;rir d&rsquo;un baiser votre souffrance.<br />JULIETTE<br />Bon p&egrave;lerin, vous &ecirc;tes trop cruel pour votre main<br />Qui n&rsquo;a fait que montrer sa pi&eacute;t&eacute; courtoise.<br />Les mains des p&eacute;lerins touchent celles des saintes,<br />Et leur baiser d&eacute;vot, c&rsquo;est paume contre paume.<br />ROMEO<br />Saintes et p&eacute;lerins ont aussi des l&egrave;vres&nbsp;?<br />JULIETTE<br />Oui, p&egrave;lerin, qu&rsquo;il faut qu&rsquo;ils gardent pour prier.<br />ROMEO<br />Oh, fassent, ch&egrave;re sainte, les l&egrave;vres comme les mains&nbsp;!<br />Elles qui prient, exauce-les, de crainte*Que leur foi ne devienne du d&eacute;sespoir.<br />JULIETTE<br />Les saints ne bougent pas, m&ecirc;me s&rsquo;ils exaucent les v&oelig;ux.<br />ROMEO<br />Alors ne bouge pas, tandis que je recueille<br />Le fruit de mes pri&egrave;res. Et que mon p&eacute;ch&eacute;<br />S&rsquo;efface de mes l&egrave;vres gr&acirc;ce aux tiennes.<br /><em>Il l&rsquo;embrasse.</em><br />JULIETTE<br />Il s&rsquo;ensuit que ce sont mes l&egrave;vres<br />Qui portent le p&eacute;ch&eacute; qu&rsquo;elles vous ont pris.<br />ROMEO<br />Le p&eacute;ch&eacute;, de mes l&egrave;vres&nbsp;? &Ocirc; charmante fa&ccedil;on<br />De pousser &agrave; la faute&nbsp;! Rends-le-moi&nbsp;!<br /><em>Il l&rsquo;embrasse &agrave; nouveau</em>.<br />JULIETTE<br />Il y a de la religion dans vos baisers.<br /><br /></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:88px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/r-j1_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:69px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Roméo et Juliette, Shakespeare traduit par Yves Bonnefoy]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy#comments]]></comments><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 11:18:04 GMT</pubDate><category><![CDATA[Rom&eacute;o et Juliette]]></category><category><![CDATA[Shakespeare traduit par Yves Bonnefoy]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/romeo-et-juliette-shakespeare-traduit-par-yves-bonnefoy</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						          					 								 					 						  ROMEO, &agrave; un serviteur.Quelle est cette dame, l&agrave;-bas,Qui enrichit la main de ce cavalier&nbsp;?LE SERVITEURJe ne sais pas, monsieur.ROMEOOh, elle enseigne aux torches &agrave; briller clair&nbsp;!On dirait qu&rsquo;elle pend &agrave; la joue de la nuitComme un riche joyau &agrave; une oreille &eacute;thiopienne.Beaut&eacute; trop riche pour l&rsquo;usage, et trop pr&eacute;cieusePour cette terre&nbsp;! Telle une colom [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:right"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/published/juliette-romeo.jpg?1487849469" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph">ROMEO, <em>&agrave; un serviteur</em>.<br />Quelle est cette dame, l&agrave;-bas,<br />Qui enrichit la main de ce cavalier&nbsp;?<br />LE SERVITEUR<br />Je ne sais pas, monsieur.<br />ROMEO<br />Oh, elle enseigne aux torches &agrave; briller clair&nbsp;!<br />On dirait qu&rsquo;elle pend &agrave; la joue de la nuit<br />Comme un riche joyau &agrave; une oreille &eacute;thiopienne.<br />Beaut&eacute; trop riche pour l&rsquo;usage, et trop pr&eacute;cieuse<br />Pour cette terre&nbsp;! Telle une colombe de neige<br />Dans un vol de corneilles, telle l&agrave;-bas<br />Est parmi ses amies cette jeune dame.<br />D&egrave;s la danse finie, je verrai o&ugrave; elle se tient<br />Et ma main rude sera b&eacute;nie d&rsquo;avoir touch&eacute; &agrave; la sienne.<br />Mon c&oelig;ur a-t-il aim&eacute;, avant aujourd&rsquo;hui&nbsp;?<br />Jurez que non, mes yeux, puisque avant ce soir<br />Vous n&rsquo;aviez jamais vu la vraie beaut&eacute;.<br /><br /></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:60px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Orphée« Le poète et sa muse » Jean Cocteau]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-le-poete-et-sa-muse-jean-cocteau]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-le-poete-et-sa-muse-jean-cocteau#comments]]></comments><pubDate>Mon, 07 Sep 2015 10:39:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Orph&eacute;e&laquo; Le po&egrave;te et sa muse &raquo; Jean Cocteau]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-le-poete-et-sa-muse-jean-cocteau</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  EURYDICE         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Orph&eacute;e, mon po&egrave;te...         Regarde comme tu es nerveux depuis ton cheval. Avant tu         riais, tu m'embrassais, tu me ber&ccedil;ais; tu avais une         situation superbe. Tu &eacute;tais charg&eacute; de gloire,         de fortune. Tu &eacute;crivais des po&egrave;mes qu'on         s'arrachait et que toute la Thrace r&eacute;citait par         coeur. Tu glorifiais le soleil. Tu &eacute;tais son         pr [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:left;"><font>EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Orph&eacute;e, mon po&egrave;te...         Regarde comme tu es nerveux depuis ton cheval. Avant tu         riais, tu m'embrassais, tu me ber&ccedil;ais; tu avais une         situation superbe. Tu &eacute;tais charg&eacute; de gloire,         de fortune. Tu &eacute;crivais des po&egrave;mes qu'on         s'arrachait et que toute la Thrace r&eacute;citait par         coeur. Tu glorifiais le soleil. Tu &eacute;tais son         pr&ecirc;tre et un chef. Mais depuis le cheval tout est         fini. Nous habitons la campagne. Tu as abandonn&eacute; ton         poste et tu refuses d'&eacute;crire. Ta vie se passe         &agrave; dorloter ce cheval, &agrave; interroger ce cheval,         &agrave; esp&eacute;rer que ce cheval va te r&eacute;pondre.         Ce n'est pas s&eacute;rieux.<br /><br />         ORPH&Eacute;E<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Pas s&eacute;rieux? Ma vie         commen&ccedil;ait &agrave; se faisander, &agrave; &ecirc;tre         &agrave; point, &agrave; puer la r&eacute;ussite et la mort.         Je mets le soleil et la lune dans le m&ecirc;me sac. Il me         reste la nuit. Et pas la nuit des autres! Ma nuit. Ce cheval         entre dans ma nuit et il en sort comme un plongeur. Il en         rapporte des phrases. Ne sens-tu pas que la moindre de ces         phrases est plus &eacute;tonnante que tous les         po&egrave;mes? Je donnerais mes oeuvres compl&egrave;tes         pour une seule de ces petites phrases o&ugrave; je         m'&eacute;coute comme on &eacute;coute la mer dans un         coquillage. Pas s&eacute;rieux? Que te faut-il, ma petite!         Je d&eacute;couvre un monde. Je retourne ma peau. Je traque         l'inconnue<br /><br />         EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tu vas encore me citer la fameuse         phrase.<br /><br />         ORPH&Eacute;E <em>(grave)</em><br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Oui. <em>(Il remonte vers le cheval         et r&eacute;cite.)</em> Madame Eurydice reviendra des         enfers.<br /><br />         EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Elle n'a aucun sens, cette         phrase.<br /><br />         ORPH&Eacute;E<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il s'agit bien de sens. Colle ton         oreille contre cette phrase. &Eacute;coute le myst&egrave;re          &laquo;&nbsp;Eurydice reviendra&nbsp;&raquo; serait         quelconque&nbsp;- mais Madame Eurydice! Madame Eurydice         reviendra-ce reviendra! ce futur! et la chute: des enfers.         Tu devrais &ecirc;tre contente que je parle de toi.<br /><br /><br />         EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce n'est pas toi qui en parles...          <em>(Montrant le cheval.)</em> C'est lui.<br /><br />         ORPH&Eacute;E<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ni lui, ni moi, ni personne. Que         savons-nous? Qui parle? Nous nous cognons dans le noir; nous         sommes dans le surnaturel jusqu'au cou. Nous jouons &agrave;         cache-cache avec les dieux. Nous ne savons rien, rien, rien.          &laquo;&nbsp;Madame Eurydice reviendra des enfers&nbsp;&raquo;          ce n'est pas une phrase. C'est un po&egrave;me, un         po&egrave;me du r&ecirc;ve, une fleur du fond de la         mort.<br /><br />         EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Et tu esp&egrave;res convaincre le         monde? Faire admettre que la po&eacute;sie consiste &agrave;         &eacute;crire une phrase; avoir du succ&egrave;s avec ta         phrase de cheval?<br /><br />         ORPH&Eacute;E<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Il ne s'agit pas de succ&egrave;s ni         de cheval ni de convaincre le monde. Du reste, je ne suis         plus seul.<br /><br />         EURYDICE<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ne me parle pas de ton public.         Quatre ou cinq jeunes brutes sans coeur qui te croient un         anarchiste et une douzaine d'imb&eacute;ciles qui cherchent         &agrave; se faire remarquer.<br /><br />         ORPH&Eacute;E<br />         &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;J'aurai mieux. J'esp&egrave;re un         jour charmer les vraies b&ecirc;tes.</font> </div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:99px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-border-width:0 " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:right"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/1441619412.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:109px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-border-width:0 " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:right"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/1441622371.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:104px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[ Andromaque (IV,5: La colère d'Hermione) Racine]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/-andromaque-iv5-la-colere-dhermione-racine]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/-andromaque-iv5-la-colere-dhermione-racine#comments]]></comments><pubDate>Tue, 11 Aug 2015 03:57:53 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/-andromaque-iv5-la-colere-dhermione-racine</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  HERMIONE            Je ne t'ai point aim&eacute;, cruel ? Qu'ai-je donc fait ?            J'ai d&eacute;daign&eacute; pour toi les voeux de tous nos princes,            Je t'ai cherch&eacute; moi-m&ecirc;me au fond de tes provinces ;            J'y suis encor, malgr&eacute; tes infid&eacute;lit&eacute;s,            Et malgr&eacute; tous mes Grecs honteux de mes bont&eacute;s.            Je leur ai command&eacute; de cacher mon injure ;            J'attendais en secre [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:left;"><strong>HERMIONE<br /></strong>            Je ne t'ai point aim&eacute;, cruel ? Qu'ai-je donc fait ?<br />            J'ai d&eacute;daign&eacute; pour toi les voeux de tous nos princes,<br />            Je t'ai cherch&eacute; moi-m&ecirc;me au fond de tes provinces ;<br />            J'y suis encor, malgr&eacute; tes infid&eacute;lit&eacute;s,<br />            Et malgr&eacute; tous mes Grecs honteux de mes bont&eacute;s.<br />            Je leur ai command&eacute; de cacher mon injure ;<br />            J'attendais en secret le retour d'un parjure ;<br />            J'ai cru que t&ocirc;t ou tard, &agrave; ton devoir rendu,<br />            Tu me rapporterais un coeur qui m'&eacute;tait d&ucirc;.<br />            Je t'aimais inconstant ; qu'aurais-je fait fid&egrave;le ?<br />            Et m&ecirc;me en ce moment o&ugrave; ta bouche cruelle<br />            Vient si tranquillement m'annoncer le tr&eacute;pas,<br />            Ingrat, je doute encor si je ne t'aime pas.<br />            Mais, Seigneur, s'il le faut, si le Ciel en col&egrave;re<br />            R&eacute;serve &agrave; d'autres yeux la gloire de vous plaire,<br />            Achevez votre hymen, j'y consens. Mais du moins<br />            Ne forcez pas mes yeux d'en &ecirc;tre les t&eacute;moins.<br />            Pour la derni&egrave;re fois je vous parle peut-&ecirc;tre :<br />            Diff&eacute;rez-le d'un jour ; demain vous serez ma&icirc;tre.<br />            Vous ne r&eacute;pondez point ? Perfide, je le voi,<br />            Tu comptes les moments que tu perds avec moi !<br />            Ton coeur, impatient de revoir ta Troyenne,<br />            Ne souffre qu'&agrave; regret qu'un autre t'entretienne.<br />            Tu lui parles du coeur, tu la cherches des yeux.<br />            Je ne te retiens plus, sauve-toi de ces lieux :<br />            Va lui jurer la foi que tu m'avais jur&eacute;e,<br />            Va profaner des Dieux la majest&eacute; sacr&eacute;e.<br />            Ces Dieux, ces justes Dieux n'auront pas oubli&eacute;<br />            Que les m&ecirc;mes serments avec moi t'ont li&eacute;.<br />            Porte aux pieds des autels ce coeur qui m'abandonne ;<br />            Va, cours. Mais crains encor d'y trouver Hermione.<br /></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/4443433_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:80px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Phèdre (I,3 : l'aveu terrible de la passion) Racine]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/phedre-i3-laveu-terrible-de-la-passion-racine]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/phedre-i3-laveu-terrible-de-la-passion-racine#comments]]></comments><pubDate>Tue, 11 Aug 2015 03:57:27 GMT</pubDate><category><![CDATA[Ph&egrave;dre Racine]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/phedre-i3-laveu-terrible-de-la-passion-racine</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						  Mon mal vient de plus loin. &Agrave; peine au fils d&rsquo;&Eacute;g&eacute;e Sous les lois de l&rsquo;hymen je m&rsquo;&eacute;tais engag&eacute;e, Mon repos, mon bonheur semblait &ecirc;tre affermi ; Ath&egrave;nes me montra mon superbe ennemi : Je le vis, je rougis, je p&acirc;lis &agrave; sa vue ; Un trouble s&rsquo;&eacute;leva dans mon &acirc;me &eacute;perdue ; Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ; Je sentis tout mon corps et transir et br&ucirc;le [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:left;">Mon mal vient de plus loin. &Agrave; peine au fils d&rsquo;&Eacute;g&eacute;e<br /> Sous les lois de l&rsquo;hymen je m&rsquo;&eacute;tais engag&eacute;e,<br /> Mon repos, mon bonheur semblait &ecirc;tre affermi ;<br /> Ath&egrave;nes me montra mon superbe ennemi :<br /> Je le vis, je rougis, je p&acirc;lis &agrave; sa vue ;<br /> Un trouble s&rsquo;&eacute;leva dans mon &acirc;me &eacute;perdue ;<br /> Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;<br /> Je sentis tout mon corps et transir et br&ucirc;ler :<br /> Je reconnus V&eacute;nus et ses feux redoutables,<br /> D&rsquo;un sang qu&rsquo;elle poursuit tourments in&eacute;vitables !<br /> Par des v&oelig;ux assidus je crus les d&eacute;tourner :<br /> Je lui b&acirc;tis un temple, et pris soin de l&rsquo;orner ;<br /> De victimes moi-m&ecirc;me &agrave; toute heure entour&eacute;e,<br /> Je cherchais dans leurs flancs ma raison &eacute;gar&eacute;e :<br /> D&rsquo;un incurable amour rem&egrave;des impuissants !<br /> En vain sur les autels ma main br&ucirc;lait l&rsquo;encens !<br /> Quand ma bouche implorait le nom de la d&eacute;esse,<br /> J&rsquo;adorais Hippolyte ; et, le voyant sans cesse,<br /> M&ecirc;me au pied des autels que je faisais fumer,<br /> J&rsquo;offrais tout &agrave; ce dieu que je n&rsquo;osais nommer.<br /> Je l&rsquo;&eacute;vitais partout. &Ocirc; comble de mis&egrave;re !<br /> Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son p&egrave;re.<br /> Contre moi-m&ecirc;me enfin j&rsquo;osai me r&eacute;volter :<br /> J&rsquo;excitai mon courage &agrave; le pers&eacute;cuter.<br /> Pour bannir l&rsquo;ennemi dont j&rsquo;&eacute;tais idol&acirc;tre,<br /> J&rsquo;affectai les chagrins d&rsquo;une injuste mar&acirc;tre ;<br /> Je pressai son exil ; et mes cris &eacute;ternels<br /> L&rsquo;arrach&egrave;rent du sein et des bras paternels.<br /> Je respirais, &OElig;none ; et, depuis son absence,<br /> Mes jours moins agit&eacute;s coulaient dans l&rsquo;innocence :<br /> Soumise &agrave; mon &eacute;poux, et cachant mes ennuis,<br /> De son fatal hymen je cultivais les fruits.<br /> Vaines pr&eacute;cautions ! Cruelle destin&eacute;e !<br /> Par mon &eacute;poux lui-m&ecirc;me &agrave; Tr&eacute;z&egrave;ne amen&eacute;e,<br /> J&rsquo;ai revu l&rsquo;ennemi que j&rsquo;avais &eacute;loign&eacute; :<br /> Ma blessure trop vive aussit&ocirc;t a saign&eacute;.<br /> Ce n&rsquo;est plus une ardeur dans mes veines cach&eacute;e :<br /> C&rsquo;est V&eacute;nus tout enti&egrave;re &agrave; sa proie attach&eacute;e.<br /> J&rsquo;ai con&ccedil;u pour mon crime une juste terreur ;<br /> J&rsquo;ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur ;<br /> Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,<br /> Et d&eacute;rober au jour une flamme si noire :<br /> Je n&rsquo;ai pu soutenir tes larmes, tes combats :<br /> Je t&rsquo;ai tout avou&eacute; ; je ne m&rsquo;en repens pas.<br /> Pourvu que, de ma mort respectant les approches,<br /> Tu ne m&rsquo;affliges plus par d&rsquo;injustes reproches,<br /> Et que tes vains secours cessent de rappeler<br /> Un reste de chaleur tout pr&ecirc;t &agrave; s&rsquo;exhaler.</div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:87px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/4511551_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:105px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Antigone, Sophocle]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/antigone-sophocle]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/antigone-sophocle#comments]]></comments><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 03:59:47 GMT</pubDate><category><![CDATA[Antigone]]></category><category><![CDATA[Sophocle]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/antigone-sophocle</guid><description><![CDATA[ Cr&eacute;on, qui dirige Th&egrave;bes, a &eacute;dict&eacute; un       d&eacute;cret interdisant que l'on enterre Polynice, fr&egrave;re d'Antigone et d'Ism&egrave;ne,       parce qu'il a port&eacute; les armes contre sa cit&eacute;. Antigone a transgress&eacute; cette       loi.CR&Eacute;ON      Apprends que c'est le manque de souplesse, le plus souvent, qui nous fait       tr&eacute;bucher. Le fer massif, si tu le durcis au feu, tu le vois presque       toujours &eacute;clater et se rompre.  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;z-index:10;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/138207_orig.jpg" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><em>Cr&eacute;on, qui dirige Th&egrave;bes, a &eacute;dict&eacute; un       d&eacute;cret interdisant que l'on enterre Polynice, fr&egrave;re d'Antigone et d'Ism&egrave;ne,       parce qu'il a port&eacute; les armes contre sa cit&eacute;. Antigone a transgress&eacute; cette       loi.</em><br /><span></span><br /><span></span>CR&Eacute;ON<br />      Apprends que c'est le manque de souplesse, le plus souvent, qui nous fait       tr&eacute;bucher. Le fer massif, si tu le durcis au feu, tu le vois presque       toujours &eacute;clater et se rompre. Mais je sais aussi qu'un l&eacute;ger frein a bient&ocirc;t       raison des chevaux r&eacute;tifs. Oui, l'orgueil sied mal &agrave; qui d&eacute;pend du bon       plaisir d'autrui. Celle-ci savait parfaitement ce qu'elle faisait quand elle       s'est mise au-dessus de la loi. Son forfait accompli, elle p&egrave;che une seconde       fois par outrecuidance lorsqu'elle s'en fait gloire et sourit &agrave; son &oelig;uvre.       En v&eacute;rit&eacute;&sbquo; de nous deux, c'est elle qui serait l'homme si je la laissais       triompher impun&eacute;ment. Elle est ma ni&egrave;ce, mais me touch&acirc;t-elle par le sang de       plus pr&egrave;s que tous les miens, ni elle ni sa s&oelig;ur n'&eacute;chapperont au ch&acirc;timent       capital. Car j'accuse &eacute;galement Ism&egrave;ne d'avoir complot&eacute; avec elle cette       inhumation. Qu'on l'appelle : je l'ai rencontr&eacute;e tout &agrave; l'heure dans le       palais l'air &eacute;gar&eacute;, hors d'elle. Or ceux qui trament dans l'ombre quelque       mauvais dessein se trahissent toujours par leur agitation... Mais ce que je       d&eacute;teste, c'est qu'un coupable, quand il se voit pris sur le fait, cherche &agrave;       peindre son crime en beau.<br />      ANTIGONE<br />      Je suis ta prisonni&egrave;re; tu vas me mettre &agrave; mort : que te faut-il de plus ?<br />      CR&Eacute;ON<br />      Rien, ce ch&acirc;timent me satisfait.<br />      ANTIGONE<br />      Alors pourquoi tardes-tu ? Tout ce que tu me dis m'est odieux, - je m'en       voudrais du contraire - et il n'est rien en moi qui ne te blesse. En v&eacute;rit&eacute;,       pouvais-je m'acqu&eacute;rir plus d'honneur qu'en mettant mon fr&egrave;re au tombeau ?       Tous ceux qui m'entendent oseraient m'approuver, si la crainte ne leur       fermait la bouche. Car la tyrannie, entre autres privil&egrave;ges, peut faire et       dire ce qu'il lui pla&icirc;t.<br />      CR&Eacute;ON<br />      Tu es seule, &agrave; Th&egrave;bes, &agrave; professer de pareilles opinions.<br />      ANTIGONE, <em>d&eacute;signant le choeur.<br /></em>Ils pensent comme moi, mais ils se mordent les l&egrave;vres.<br />      CR&Eacute;ON<br />      Ne rougis-tu pas de t'&eacute;carter du sentiment commun ?<br />      ANTIGONE<br />      II n'y a point de honte &agrave; honorer ceux de notre sang.<br /><span></span><br /><span></span><span><br /><br /></span><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Orphée et Eurydice (IV,1) opéra de Christoph Willibald Gluck, version de 1774]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-et-eurydice-iv1-opera-de-christoph-willibald-gluck-version-de-1774]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-et-eurydice-iv1-opera-de-christoph-willibald-gluck-version-de-1774#comments]]></comments><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 03:59:12 GMT</pubDate><category><![CDATA[Orph&eacute;e et Eurydice Gluck]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-et-eurydice-iv1-opera-de-christoph-willibald-gluck-version-de-1774</guid><description><![CDATA[       Orph&eacute;e a obtenu le droit de ramener Eurydice chez les vivants, mais &agrave; condition de ne pas se retourner pour la regarder. Elle n'est pas inform&eacute;e de cette contrainte.&nbsp;ACTE IVLe th&eacute;&acirc;tre repr&eacute;sente une caverne obscure et inhabit&eacute;e, qui conduit hors des Enfers. Sc&egrave;ne premi&egrave;re. Orph&eacute;e am&egrave;ne Eurydice par la main, sans la regarder.  [...]            ORPH&Eacute;E             Eurydice, suis-moi,            Profitons  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/8449538.jpg?1438524917" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><em>Orph&eacute;e a obtenu le droit de ramener Eurydice chez les vivants, mais &agrave; condition de ne pas se retourner pour la regarder. Elle n'est pas inform&eacute;e de cette contrainte.</em><br /><span></span><br /><span></span>&nbsp;ACTE IV<br /><span></span><br /><span></span><em>Le th&eacute;&acirc;tre repr&eacute;sente une caverne obscure et inhabit&eacute;e, qui conduit hors des Enfers.</em><br /><span></span><br /><span></span> Sc&egrave;ne premi&egrave;re. <br /><span></span><br /><span></span><em>Orph&eacute;e am&egrave;ne Eurydice par la main, sans la regarder. </em><br /><span></span><br /><span></span> [...]<br />            ORPH&Eacute;E <br />            Eurydice, suis-moi,<br />            Profitons sans retard de la faveur c&eacute;leste;<br />            Sortons, fuyons ce lieu funeste. <br />            Non, tu n'es plus une ombre, et le dieu des amours <br />            Va nous r&eacute;unir pour toujours. <br /><span></span><br /><span></span>EURYDICE <br />            Qu'entends-je ? Ah ! Se peut-il ? <br />            Heureuse destin&eacute;e ! <br />            Eh quoi! nous pourrons resserrer <br />            D'amour la cha&icirc;ne fortun&eacute;e ? <br /><span></span><br /><span></span>ORPH&Eacute;E <br />            Oui, suis mes pas sans diff&eacute;rer. <br /><em>(Il quitte la main d'Eurydice.) </em><br /><span></span><br /><span></span>EURYDICE <br />            Mais, par ta main ma main n'est plus press&eacute;e ! <br />            Quoi! Tu fuis ces regards que tu ch&eacute;rissais tant ! <br />            Ton c&oelig;ur pour Eurydice est-il indiff&eacute;rent ? <br />            La fra&icirc;cheur de mes traits serait-elle effac&eacute;e ? <br /><span></span><br /><span></span>ORPH&Eacute;E <em>(&agrave; part.) </em><br />            Oh dieux! quelle contrainte !<br /><em>(Haut</em>.) <br />            Eurydice, suis-moi... <br />            Fuyons de ces lieux, le temps presse, <br />            Je voudrais t'exprimer l'exc&egrave;s de ma tendresse...<br /><em>(A part.)</em><br />            Mais, je ne puis ! &ocirc; trop funeste loi !<br /><span></span><br /><span></span>EURYDICE<em> (tendrement.) </em><br />            Un seul de tes regards !...<br /><span></span><br /><span></span>ORPH&Eacute;E <br />            Tu me glaces d'effroi ! <br /><span></span><br /><span></span>EURYDICE <br />            Ah ! Barbare ! <br />            Sont-ce l&agrave; les douceurs que ton c&oelig;ur me pr&eacute;pare ? <br />            Est-ce donc l&agrave; le prix de mon amour ? <br />            &Ocirc; fortune jalouse ! <br />            Orph&eacute;e, h&eacute;las ! se refuse en ce jour<br />            Aux transports innocents de sa fid&egrave;le &eacute;pouse. <br /><span></span><br /><span></span>ORPH&Eacute;E <br />            Par tes soup&ccedil;ons, cesse de m'outrager. <br /><span></span><br /><span></span>EURYDICE <br />            Tu me rends &agrave; la vie, et c'est pour m'affliger ! <br />            Dieux, reprenez un bienfait que j'abhorre<font size="2">1</font> !<br />            Ah ! cruel &eacute;poux, laisse-moi ! <br /><span></span><br /><span></span>ORPH&Eacute;E<br />            Viens ! Suis un &eacute;poux qui t'adore.<br /><span></span><br /><span></span><span><br /><br /></span><br /></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:104px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Orphée aux Enfers (I,2) opéra-bouffe de Jacques Offenbach, livret d'Hector Crémieux version de 1858]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-aux-enfers-i2-opera-bouffe-de-jacques-offenbach-livret-dhector-cremieux-version-de-1858]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-aux-enfers-i2-opera-bouffe-de-jacques-offenbach-livret-dhector-cremieux-version-de-1858#comments]]></comments><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 03:58:43 GMT</pubDate><category><![CDATA[Orph&eacute;e aux enfers Hector Cr&eacute;mieux]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-aux-enfers-i2-opera-bouffe-de-jacques-offenbach-livret-dhector-cremieux-version-de-1858</guid><description><![CDATA[       &nbsp;Orph&eacute;e est ici un professeur de musique qui dirige la fanfare de Th&egrave;bes. Il est mari&eacute; &agrave; Eurydice, qui vient de le surprendre en train de s&eacute;duire une nymphe, alors qu'elle&shy; m&ecirc;me le trompe avec le berger Arist&eacute;e. EURYDICE        Fort bien ! Savez-vous ce que je conclus de tout cela, mon bon ch&eacute;ri ?... c'est que si j'ai mon berger, vous avez votre berg&egrave;re... eh bien ! Je vous laisse votre berg&egrave;re, laissez-moi mon  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/1103983_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><em>&nbsp;Orph&eacute;e est ici un professeur de musique qui dirige la fanfare de Th&egrave;bes. Il est mari&eacute; &agrave; Eurydice, qui vient de le surprendre en train de s&eacute;duire une nymphe, alors qu'elle&shy; m&ecirc;me le trompe avec le berger Arist&eacute;e.</em><br /><span></span><br /><span></span> EURYDICE<br />        Fort bien ! Savez-vous ce que je conclus de tout cela, mon bon ch&eacute;ri ?... c'est que si j'ai mon berger, vous avez votre berg&egrave;re... eh bien ! Je vous laisse votre berg&egrave;re, laissez-moi mon berger.<br /><br />        ORPH&Eacute;E<br />        Allons ! Madame, cette proposition est de mauvais go&ucirc;t !... <br /><br />        EURYDICE<br />        Pourquoi donc, je vous prie ?<br /><br />        ORPH&Eacute;E<br />        Parce que... parce que... tenez ! Vous me faites rougir ! <br /><br />        EURYDICE<br />        Vraiment ! Eh bien ! Si cette couleur-l&agrave; vous d&eacute;pla&icirc;t, nous t&acirc;cherons de vous en        trouver une autre.<br /><br />        ORPH&Eacute;E<br />        Eurydice !... Ma femme ?... <br /><br />        EURYDICE<br />        Ah ! Mais, c'est qu'il est temps de s'expliquer, &agrave; la fin ! Et il faut qu'une bonne fois je vous dise votre fait, ma&icirc;tre Orph&eacute;e, mon chaste<font size="2">1</font> &eacute;poux, qui rougissez ! Apprenez que je vous d&eacute;teste ! Que j'ai cru &eacute;pouser un artiste et que je me suis unie &agrave; l'homme le plus ennuyeux de la cr&eacute;ation. Vous vous croyez un aigle, parce que vous avez invent&eacute; les vers hexam&egrave;tres!... mais c'est votre plus grand crime &agrave; mes        yeux !... est-ce que vous croyez que je passerai ma jeunesse &agrave; vous entendre r&eacute;citer des songes classiques et racler (<em>montrant le violon d'Orph&eacute;e</em>) l'ex&eacute;crable instrument que voil&agrave; ?...<br /><br />        ORPH&Eacute;E<br />        Mon violon !... ne touchez pas &agrave; cette corde, madame ! <br /><br />        EURYDICE<br />        Il m'ennuie, comme vos vers, votre violon !... allez charmer de ces sons les        berg&egrave;res de troisi&egrave;me ordre dont vous raffolez. Quant &agrave; moi, qui suis fille d'une nymphe et d'un demi-dieu, il me faut la libert&eacute; et la fantaisie !... j'aime aujourd'hui ce berger, il m'aime; rien ne me s&eacute;parera d'Arist&eacute;e !<br /><span></span><br /><span></span><span><br /><br /></span><br /></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:90px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Orphée-roi (II,2) Victor Segalen, 1921]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-roi-ii2-victor-segalen-1921]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-roi-ii2-victor-segalen-1921#comments]]></comments><pubDate>Mon, 03 Aug 2015 03:58:18 GMT</pubDate><category><![CDATA[Orph&eacute;e-roi Victor Segalen]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/orphee-roi-ii2-victor-segalen-1921</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						            					 								 					 						  Orph&eacute;e est un po&egrave;te musicien qui vit seul sur une colline en Gr&egrave;ce. Sa compagne Eurydice le regarde dormir.EURYDICE&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Vole et danse ! Va-t-en... o&ugrave; tu voudras en esprit !&agrave; genoux, prieuse plaintive aux flancs du dormeur...&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Je suis l&agrave;, fid&egrave;le &agrave; ton corps endormi, plus docile que toute fille ou femme humai [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/9559271_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:center;"><em>Orph&eacute;e est un po&egrave;te musicien qui vit seul sur une colline en Gr&egrave;ce. Sa compagne Eurydice le regarde dormir.</em><br /><br />EURYDICE<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Vole et danse ! Va-t-en... o&ugrave; tu voudras en esprit !<br /><br /><em>&agrave; genoux, prieuse plaintive aux flancs du dormeur...</em><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Je suis l&agrave;, fid&egrave;le &agrave; ton corps endormi, plus docile que toute fille ou femme humaine...<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Qu'une autre, jalouse, implore les caresses et le don nuptial,<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Je ne demande rien : je suis l&agrave;, au bord de ton sommeil.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Tu ne m'as jamais dit ce qu'on dit en aimant. Une premi&egrave;re fois, tu as chant&eacute; : &laquo; J'aime... &raquo;<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; A quoi bon ? Il dort plus sourdement ! Il est parti, il est perdu de lui, il s'est d&eacute;pris de ce corps que je tiens sous mes doigts.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Va-t-en ! Va-t-en !<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Non. Reste parmi nous les vivants.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Reviens &agrave; moi. Je t'aime.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais je ne veux plus que tu r&ecirc;ves si je ne peux pas aimer ton r&ecirc;ve aussi ! Ah !<br /><br /><em>Elle s'abat toute sur Orph&eacute;e; &eacute;treignant le dormeur sans d&eacute;fense, couvrant le visage de ses mains qui font des signes et des caresses...<br />Un cri... Eurydice se rejette en arri&egrave;re. </em><br /><br />ORPH&Eacute;E <em>a ouvert les yeux. Toute la musique se tait</em>.<br /><br />LONG SILENCE <em>rompu par la voix tremblante d'Eurydice.</em><br /><br />EURYDICE<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Pardonne-moi... J'ai...<br /><br />ORPH&Eacute;E<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Que ce monde est sourd et silencieux !<br /><br />EURYDICE<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce monde... O&ugrave; &eacute;tais-tu ?<br /><br />ORPH&Eacute;E<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Qui m'a rappel&eacute; ? Qui m'a frapp&eacute; ?<br /><br />EURYDICE<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Oh non ! pas moi ! J'ai mal... Cette corde en cassant m'a cingl&eacute;e...<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Personne ne l'a touch&eacute;e... Elle s'est bris&eacute;e toute seule...<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais tant mieux, et toutes les autres !<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Voil&agrave; d'o&ugrave; vient ton m&eacute;pris de moi, et les haines autour de toi-m&ecirc;me : ta Lyre.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Je la d&eacute;teste : elle te poss&egrave;de, elle t'ensorcelle...<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Mais je te d&eacute;livrerai. Je t'&eacute;veillerai toujours de tes mauvais songes.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Alors, tu me diras ce qu'on dit en aimant.<br /><br />ORPH&Eacute;E<br /><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans un transport passionn&eacute;, Orph&eacute;e saisit sa Lyre, se l&egrave;ve, et, - d&eacute;tourn&eacute; d'Eurydice : </em><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Tu es belle et indomptable, Lyre, amante enchant&eacute;e !<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Gardienne au seuil de mes palais sonores! R&eacute;seau fier qui trame mes sommeils et d&eacute;fend mon r&ecirc;ve chantant,<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Lyre, c'est &agrave; toi que vont les jeux aimants : tes hanches sont polies et nacr&eacute;es; la courbe de tes cornes est cambr&eacute;e comme deux bras dansants.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Ta voix est nombreuse ! Ta voix est hardie ! Quand tu trembles, tout s'agite et retentit.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais, tes nerfs vivants, voici qu'ils se brisent : la corde morte tra&icirc;ne sur mes poignets et sur mes doigts.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Quel discord a pu la rompre ?<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&Ocirc; seule ! Vas-tu m'abandonner ainsi ?<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Je t'emporte, je te ravis<font size="2">,</font> je te sauve avec moi-m&ecirc;me !<br /><br /><em>Il s'en va, descendant le cours du Fleuve. Eurydice &eacute;clate en sanglots.<br />Le rideau tombe brutalement.</em><br /><br /><br /><br /><br /></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le Roi se meurt Ionesco]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/le-roi-se-meurt-ionesco]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/le-roi-se-meurt-ionesco#comments]]></comments><pubDate>Tue, 28 Jul 2015 04:02:35 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/le-roi-se-meurt-ionesco</guid><description><![CDATA[ 	 		 			 				 					 						            					 								 					 						  LE ROI.     &mdash; Viens vers moi,  MARIE.     &mdash; Je voudrais bien. Je vais le faire. Je vais le faire. Mes bras   retombent.  LE ROI.     &mdash; Alors, danse. (Marie ne bouge pas.) Danse. Alors, au moins,   tourne-toi, va vers la fen&ecirc;tre, ouvre-la et referme  MARIE.    &mdash; Je ne peux pas.               LE ROI.    &mdash;              Tu   as sans doute un torticolis, tu as certainement un torticolis. Avance ver [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						    <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/1457875_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:left;"><font size="2">LE ROI</font><font size="2"><font size="2">.    </font> &mdash;<font size="2"> Viens vers moi,<br />  MARIE.    </font> &mdash;<font size="2"> Je voudrais bien. Je vais le faire. Je vais le faire. Mes bras   retombent.<br />  LE ROI.    </font> &mdash;<font size="2"> Alors, danse. <em>(Marie ne bouge pas.)</em> Danse. Alors, au moins,   tourne-toi, va vers la fen&ecirc;tre, ouvre-la et referme<br />  MARIE.   </font> &mdash;<font size="2"> Je ne peux pas.<br /></font> </font>             <font size="2"> LE ROI. </font><font size="2">   &mdash; </font>             <font size="2">T</font><font size="2">u   as sans doute un torticolis, tu as certainement un torticolis. Avance vers   moi.<br />  MARIE.  </font><font size="2">&mdash; </font><font size="2">Oui, Sire.<br />  LE ROI.  </font><font size="2">&mdash; </font><font size="2">Avance vers moi en souriant.<br />  MARIE. </font><font size="2">&mdash; </font><font size="2">   Oui, Sire.</font><br />             <font size="2"> LE ROI. </font><font size="2">   &mdash; </font>             <font size="2">Fais-le donc !</font><font size="2"><font size="2"><br />  MARIE.    </font> &mdash;<font size="2"> Je ne sais plus comment faire pour marcher. J'ai oubli&eacute; subitement.<br />  MARGUERITE, <em>&agrave; Marie.</em>   </font> &mdash;<font size="2"> Fais quelques pas vers lui.<br /><em>Marie avance un peu en direction du Roi.<br /></em>LE ROI.    </font> &mdash;<font size="2"> Vous voyez, elle avance.<br />  MARGUERITE.    </font> &mdash;<font size="2"> C'est moi qu'elle a &eacute;cout&eacute;e. <em>(A Marie.) </em>Arr&ecirc;te. Arr&ecirc;te-toi.<br />  MARIE.    </font> &mdash;<font size="2"> Pardonne-moi, Majest&eacute;, ce n'est pas ma faute.<br />  MARGUERITE,<em> au Roi.</em>   </font> &mdash;<font size="2"> Te faut-il d'autres preuves ?<br /></font> </font>             <font size="2"> LE ROI. </font>           <font size="2">&mdash;<font size="2"> J'ordonne que les arbres   poussent du plancher. <em>(Pause.) </em>J'ordonne que le toit disparaisse. <em>  (Pause.)</em> Quoi ? Rien ? J'ordonne qu'il y ait la pluie.<em> (Pause, toujours   rien ne se passe.) </em>J'ordonne qu'il y ait la foudre et que je la tienne   dans ma main. <em>(Pause.) </em>J'ordonne que les feuilles repoussent <em>(ll va   &agrave; la fen&ecirc;tre.) </em>Quoi ! Rien ! J'ordonne que Juliette entre par la grande   porte. <em>(Juliette entre par la petite porte au fond &agrave; droite.)</em> Pas par   celle-l&agrave;, par celle-ci. Sors par cette porte. <em>(Il montre la grande porte.   Elle sort par la petite porte, &agrave; droite, en face. A Juliette.) </em>J'ordonne   que tu restes. <em>(Juliette sort.)</em> J'ordonne qu'on entende les clairons.   J'ordonne que les cloches sonnent. J'ordonne que cent vingt et uns coups de   canon se fassent entendre en mon honneur. <em>(Il pr&ecirc;te l'oreille.)</em> Rien !   ... Ah si ! J'entends quelque chose.<br />  LE M&Eacute;DECIN. </font>&mdash;<font size="2"> Ce   n'est que le bourdonnement de vos oreilles, Majest&eacute;.</font></font><span><br /><br /></span><br /></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Macbeth I,7 Shakespeare]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-i7-shakespeare]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-i7-shakespeare#comments]]></comments><pubDate>Tue, 28 Jul 2015 04:01:14 GMT</pubDate><category><![CDATA[Macbeth]]></category><category><![CDATA[Shakespeare]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-i7-shakespeare</guid><description><![CDATA[ &nbsp;&nbsp; [Le g&eacute;n&eacute;ral Macbeth se   laisse persuader par une proph&eacute;tie ambigu&euml; qu&rsquo;il deviendra roi. Son &eacute;pouse,   Lady Macbeth, plus ambitieuse et moins retenue par de nobles scrupules, le   pousse &agrave; tuer le roi Duncan pour s&rsquo;emparer du tr&ocirc;ne et l&rsquo;y remplacer. Pris par   le doute, alors qu&rsquo;il doit justement recevoir Duncan chez lui, Macbeth remet   en cause son projet.]Entre Lady Macbeth. MACBETH. &mdash; Eh bien quoi de    [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/4834.jpg?1438018074" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><br /><span></span><br /><span></span></font></strong><font size="3">&nbsp;&nbsp; <font size="2"><em>[Le g&eacute;n&eacute;ral Macbeth se   laisse persuader par une proph&eacute;tie ambigu&euml; qu&rsquo;il deviendra roi. Son &eacute;pouse,   Lady Macbeth, plus ambitieuse et moins retenue par de nobles scrupules, le   pousse &agrave; tuer le roi Duncan pour s&rsquo;emparer du tr&ocirc;ne et l&rsquo;y remplacer. Pris par   le doute, alors qu&rsquo;il doit justement recevoir Duncan chez lui, Macbeth remet   en cause son projet.]</em></font><br /><span></span><br /><span></span><font size="2"><em>Entre Lady Macbeth. </em></font><br /><span></span><br /><span></span><font size="2">MACBETH. &mdash; Eh bien quoi de   nouveau ? <br />  LADY MACBETH. &mdash; Il a presque soup&eacute;... Pourquoi avez-vous quitt&eacute; la salle ?   <br />  MACBETH. &mdash; M&rsquo;a-t-il demand&eacute; ? <br />  LADY MACBETH. &mdash; Ne le savez-vous pas ? <br />  MACBETH. &mdash; Nous n&rsquo;irons pas plus loin dans cette affaire. Il vient de   m&rsquo;honorer; et j&rsquo;ai achet&eacute; de toutes les classes du peuple une r&eacute;putation dor&eacute;e   qu&rsquo;il convient de porter maintenant dans l&rsquo;&eacute;clat de sa fra&icirc;cheur, et non de   jeter sit&ocirc;t de c&ocirc;t&eacute;. <br />  LADY MACBETH. &mdash; &Eacute;tait-elle donc ivre, l&rsquo;esp&eacute;rance dans laquelle vous vous  drapiez ? s&rsquo;est-elle endormie depuis ? et ne fait-elle que se r&eacute;veiller pour   verdir et&nbsp; p&acirc;lir ainsi devant ce qu&rsquo;elle contemplait si volontiers ?   D&eacute;sormais je ferai le m&ecirc;me cas de ton amour. As-tu peur d&rsquo;&ecirc;tre dans tes actes   et dans ta r&eacute;solution le m&ecirc;me que dans ton d&eacute;sir ? Voudrais-tu avoir ce que tu   estimes &ecirc;tre l&rsquo;ornement de la vie, et vivre couard dans ta propre estime,   laissant un <em>je n&rsquo;ose pas</em> suivre un<em> je voudrais,</em>  comme le pauvre chat de l&rsquo;adage ? <br />  MACBETH. &mdash; Paix je te prie. J&rsquo;ose tout ce qui sied &agrave; un homme : qui ose   au-del&agrave; n&rsquo;en est plus un. <br />  LADY MACBETH. &mdash; Quelle est donc la b&ecirc;te qui vous a pouss&eacute; &agrave; me r&eacute;v&eacute;ler cette   affaire ? Quand vous l&rsquo;avez os&eacute;, vous &eacute;tiez un homme; maintenant, soyez plus   que vous n&rsquo;&eacute;tiez, vous n&rsquo;en serez que plus homme. Ni l&rsquo;occasion, ni le lieu ne   s'offraient alors, et vous vouliez pourtant les cr&eacute;er tous deux. Ils se sont   cr&eacute;&eacute;s d&rsquo;eux-m&ecirc;mes, et voil&agrave; que leur concours vous an&eacute;antit. J&rsquo;ai allait&eacute;, et   je sais combien j&rsquo;aime tendrement le petit qui me t&egrave;te : eh bien ! au moment o&ugrave;   il souriait &agrave; ma face, j&rsquo;aurais arrach&eacute; le bout de mon sein de ses gencives   sans os, et lui aurais fait jaillir la cervelle, si je l'avais jur&eacute; comme vous   avez jur&eacute; ceci.<br />  MACBETH. &mdash; Si nous allions &eacute;chouer ? <br />  LADY MACBETH. &mdash; Nous, &eacute;chouer ! Chevillez seulement votre courage au point   r&eacute;sistant, et nous n&rsquo;&eacute;chouerons pas. Lorsque Duncan sera endormi (et le rude   voyage d&rsquo;aujourd&rsquo;hui va l&rsquo;inviter bien vite &agrave; un somme profond), j&rsquo;aurai   raison de ses deux chambellans avec du vin et de l&rsquo;ale, &agrave; ce point que la   m&eacute;moire, gardienne de leur cervelle, ne sera que fum&eacute;e, et le r&eacute;cipient de   leur raison qu&rsquo;un alambic. Quand le sommeil du porc tiendra gisant, comme une   mort, leur &ecirc;tre submerg&eacute;, que ne pourrons-nous, vous et moi, ex&eacute;cuter sur   Duncan sans d&eacute;fense ? Que ne pourrons- nous imputer &agrave; ses officiers, plac&eacute;s   l&agrave;, comme des &eacute;ponges pour absorber le crime de ce grand meurtre ? <br />  MACBETH. &mdash; Ne mets au monde que des enfants m&acirc;les ! car ta nature intr&eacute;pide ne   doit former que des hommes... Ne sera-t-il pas admis par tous, quand nous   aurons marqu&eacute; de sang ses deux chambellans endormis et employ&eacute; leurs propres   poignards, que ce sont eux qui ont fait la chose ? <br />  LADY MACBETH. &mdash; Qui osera admettre le contraire, quand nous ferons rugir notre   douleur et nos lamentations sur sa mort ? <br />  MACBETH. &mdash; Me voil&agrave; r&eacute;solu je vais tendre tous les ressorts de mon &ecirc;tre vers   cet acte terrible. Allons et jouons notre monde, par la plus sereine   apparence. Un visage faux doit cacher ce que sait un c&oelig;ur faux. <br /><br /><em>(Ils sortent.)</em></font><br /><span></span><br /><span></span></font><span><br /><br /></span><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Macbeth Ionesco]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-ionesco]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-ionesco#comments]]></comments><pubDate>Tue, 28 Jul 2015 04:00:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Macbeth Ionesco]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/macbeth-ionesco</guid><description><![CDATA[ MACBETT : &mdash; L&rsquo;&Eacute;tat, c&rsquo;est lui.&nbsp; BANCO : &mdash; De mon domaine, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas augment&eacute;, il me prend dix mille   volailles par an, avec leurs &oelig;ufs.   MACBETT : &mdash; C&rsquo;est inacceptable.   BANCO : &mdash; J&rsquo;ai combattu pour lui, vous le savez, &agrave; la t&ecirc;te de mon arm&eacute;e   personnelle. Il veut l&rsquo;int&eacute;grer dans son arm&eacute;e. Mes propres hommes, qu&rsquo;il   pourrait lancer contre moi-m&ecirc;me.    [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:16px;*margin-top:32px'><a><img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/3151214.jpg?1438017761" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="text-align:justify;display:block;">MACBETT : &mdash; L&rsquo;&Eacute;tat, c&rsquo;est lui.<br />&nbsp; BANCO : &mdash; De mon domaine, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas augment&eacute;, il me prend dix mille   volailles par an, avec leurs &oelig;ufs. <br />  MACBETT : &mdash; C&rsquo;est inacceptable. <br />  BANCO : &mdash; J&rsquo;ai combattu pour lui, vous le savez, &agrave; la t&ecirc;te de mon arm&eacute;e   personnelle. Il veut l&rsquo;int&eacute;grer dans son arm&eacute;e. Mes propres hommes, qu&rsquo;il   pourrait lancer contre moi-m&ecirc;me. <br />  MACBETT : &mdash; Aussi contre moi-m&ecirc;me. <br />  BANCO : &mdash; Jamais vu &ccedil;a. <br />  MACBETT : &mdash; Jamais, depuis que mes anc&ecirc;tres... <br />  BANCO : &mdash; Que mes anc&ecirc;tres aussi. <br />  MACBETT : &mdash; Avec tous ceux qui fouillent et qui farfouillent autour de lui. <br />  BANCO : &mdash; Qui s&rsquo;engraissent avec la sueur de notre front. <br />  MACBETT : &mdash; Avec la graisse de nos volailles. <br />  BANCO : &mdash; De nos brebis. <br />  MACBETT : &mdash; De nos cochons. <br />  BANCO : &mdash; Le cochon <br />  MACBETT : &mdash; De notre pain. <br />  BANCO : &mdash; Avec le sang que nous avons vers&eacute; pour lui... <br />  MACBETT : &mdash; Les p&eacute;rils dans lesquels il nous engage... <br />  BANCO : &mdash; Dix mille volailles, dix mille chevaux, dix mille jeunes gens...   Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il en fait ? Il ne peut pas tout manger. Le reste pourrit. <br />  MACBETT : &mdash; Et mille jeunes filles. <br />  BANCO : &mdash; Nous savons bien ce qu&rsquo;il en fait. <br />  MACBETT : &mdash; Il nous doit tout. <br />  BANCO : &mdash; Bien plus encore. <br />  MACBETT : &mdash; Sans compter le reste. <br />  BANCO : &mdash; Mon honneur... <br />  MACBETT : &mdash; Ma gloire... <br />  BANCO : &mdash; Mes droits ancestraux... <br />  MACBETT : &mdash; Mon bien... <br />  BANCO : &mdash; Le droit d&rsquo;accro&icirc;tre nos richesses. <br />  MACBETT : &mdash; L&rsquo;autonomie. <br />  BANCO : &mdash; Seul ma&icirc;tre de mon espace. <br />  MACBETT : &mdash; Il faut l&rsquo;en expulser. <br />  BANCO : &mdash; Il faut l&rsquo;expulser de partout. A bas Duncan !<br />  MACBETT : &mdash; A bas Duncan ! <br />  BANCO : &mdash; Il faut l&rsquo;abattre. <br />  MACBETT : &mdash; J&rsquo;allais vous le proposer... Nous nous partagerons la principaut&eacute;.      Chacun aura sa part, je prendrai le tr&ocirc;ne. Je serai votre souverain. Vous   serez mon vizir. <br />  BANCO : &mdash; Le premier apr&egrave;s vous. <br />  MACBETT : &mdash; Le troisi&egrave;me. Car ce que l&rsquo;on va faire n&rsquo;est pas facile. Nous serons   aid&eacute;s. Il y a une troisi&egrave;me personne dans le complot : c&rsquo;est Lady Duncan. <br />  BANCO : &mdash; &Ccedil;a alors.., &ccedil;a alors... D&rsquo;accord ! Heureusement. <br />  MACBETT : &mdash; Elle est indispensable. <br /><em>Entre par le fond Lady Duncan. <br /></em>BANCO : &mdash; Madame !... Quelle surprise! <br />  MACBETT, <em>&agrave; Banco </em>: &mdash; C&rsquo;est ma fianc&eacute;e. <br />  BANCO : &mdash; La future Lady Macbett ? &ccedil;a alors... (<em>A l&rsquo;un et l&rsquo;autre.</em>)   Toutes mes f&eacute;licitations. <br /><em>Il baise la main de Lady Duncan. <br /></em>LADY DUNCAN : &mdash; A la vie, &agrave; la mort ! <br /><em>Ils sortent tous les trois un poignard, ils l&egrave;vent les bras, croisent les   poignards. <br /></em>ENSEMBLE : &mdash; Jurons de tuer le tyran <br />  MACBETT : &mdash; L&rsquo;usurpateur <br />  BANCO : &mdash; A bas le dictateur ! <br />  LADY DUNCAN : &mdash; Le despote. <br />  MACBETT : &mdash; Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un m&eacute;cr&eacute;ant. <br />  BANCO : &mdash; Un ogre <br />  LADY DUNCAN : &mdash; Un &acirc;ne. <br />  MACBETT : &mdash; Une oie. <br />  BANCO : &mdash; Un pou. <br />  LADY DUNCAN : &mdash; Jurons de l&rsquo;exterminer. <br />  LES TROIS,<em> ensemble </em>: &mdash; Nous jurons de l&rsquo;exterminer. <span><br /><br /></span><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Face à la mère Jean- René Lemoine]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/face-a-la-mere-jean-rene-lemoine]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/face-a-la-mere-jean-rene-lemoine#comments]]></comments><pubDate>Sat, 25 Jul 2015 04:03:38 GMT</pubDate><category><![CDATA[Face &agrave; la m&egrave;re Jean-Ren&eacute; Lemoine]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/face-a-la-mere-jean-rene-lemoine</guid><description><![CDATA[Ce texte a &eacute;t&eacute; &eacute;crit, mis en sc&egrave;ne, cr&eacute;&eacute; en 2006, et interpr&eacute;t&eacute; par Jean-Ren&eacute; Lemoine.   	 		 			 				 					 						            					 								 					 						      Prologue (extrait)  -Voici venu le moment de me pr&eacute;senter &agrave; vous pour cet entretien si longtemps diff&eacute;r&eacute;. Je me pr&eacute;sente &agrave; vous dans la nudit&eacute; de l&rsquo;errance, sans courage, sans v&eacute;h&eacute;mence et sans ressentiment.  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title" style="text-align:left;">Ce texte a &eacute;t&eacute; &eacute;crit, mis en sc&egrave;ne, cr&eacute;&eacute; en 2006, et interpr&eacute;t&eacute; par Jean-Ren&eacute; Lemoine.</h2>  <div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:151px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/1382499_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:justify;">  <br /><span></span><br /><span></span>  <font color="#000000" size="3">Prologue (extrait)</font><br /><span></span><br /><span></span>  <font color="#000000" size="3">-Voici venu le moment de me pr&eacute;senter &agrave; vous pour cet entretien si longtemps diff&eacute;r&eacute;. Je me pr&eacute;sente &agrave; vous dans la nudit&eacute; de l&rsquo;errance, sans courage, sans v&eacute;h&eacute;mence et sans ressentiment. Je me pr&eacute;sente tel que je suis, boitillant sur le fil que j&rsquo;ai suspendu dans les cimes &agrave; une hauteur vertigineuse et, m&ecirc;me au-dessus de ce vide, je dois vous dire que je vais infiniment mieux. Il faut cependant vous confier ma peur que vous ne veniez pas au rendez- vous o&ugrave; je vous ai convi&eacute;e pour vous parler &ndash; autant l&rsquo;avouer tout de suite &ndash; d&rsquo;amour&nbsp;; ou que, perdu dans l&rsquo;immense altitude, je ne m&rsquo;aper&ccedil;oive pas que vous &ecirc;tes arriv&eacute;e. Alors, si vous voulez bien, quand vous serez enfin l&agrave;, faites- moi un petit signe &ndash; un bruissement de robe, un soupir &ndash; pour que je sache que je ne parle plus au vent qui fait tanguer ma caravelle mais que, au c&oelig;ur du souffle qui m&rsquo;enveloppe et m&rsquo;&eacute;treint, il y a toute votre pr&eacute;sence, et qu&rsquo;au terme de votre labyrinthique voyage, vous avez retrouv&eacute; le chemin qui menait jusqu&rsquo;&agrave; moi.</font><br /><span></span><br /><span></span>  <font color="#000000" size="3">En attendant cela, je m&rsquo;offre &agrave; votre invisible regard et, dans l&rsquo;incertitude o&ugrave; je suis, je m&rsquo;installe dans la patience comme le funambule agrippe le b&acirc;ton qui lui permettra de rester en apn&eacute;e dans l&rsquo;infini des cieux.</font><br /><span></span><br /><span></span>  <font color="#000000" size="3">Tout va infiniment &ndash; infiniment mieux.</font><br /><span></span><br /><span></span>  </div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Académie Internationale Des Arts du Spectacle]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/academie-internationale-des-arts-du-spectacle]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/academie-internationale-des-arts-du-spectacle#comments]]></comments><pubDate>Tue, 21 Jul 2015 04:04:09 GMT</pubDate><category><![CDATA[Acad&eacute;mie Internationale Des Arts du Spectacle]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/academie-internationale-des-arts-du-spectacle</guid><description><![CDATA[Th&eacute;&acirc;tre-&eacute;cole de Carlo Boso et Danuta Zarazik&nbsp;&nbsp;Une formation europ&eacute;enne,&nbsp;d'excellent niveau, &agrave; Versailles...      cliquer sur l'image.         Cliquer sur l'image.     Cr&eacute;&eacute;e en 2004,&nbsp; l&rsquo;A.I.D.A.S est la seule &eacute;cole en Europe qui propose une formation professionnelle au m&eacute;tier de com&eacute;dien.	Le cursus de trois ans&nbsp; donne une&nbsp; formation aux disciplines fondamentales des arts du spectacle : dramat [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title" style="text-align:left;"><span style="font-family: georgia,serif;"><span style="font-size: 22px;"><span style="color: rgb(255, 0, 0);">Th&eacute;&acirc;tre-&eacute;cole de Carlo Boso et Danuta Zarazik</span></span></span>&nbsp;&nbsp;<br />Une formation europ&eacute;enne,&nbsp;d'excellent niveau, &agrave; Versailles...<br /><span></span><br /><span></span></h2>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a href='http://academie-spectacles.com/aidas/' target='_blank'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/9092461.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">cliquer sur l'image.</div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a href='http://academie-spectacles.com/aidas/' target='_blank'> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/8398869_orig.png" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">Cliquer sur l'image.</div> </div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div class="paragraph" style="text-align:left;"><font size="3"><font>Cr&eacute;&eacute;e en 2004,&nbsp; l&rsquo;A.I.D.A.S est la seule &eacute;cole en Europe qui propose une formation professionnelle au m&eacute;tier de com&eacute;dien.<br /><br />	Le cursus de trois ans&nbsp; donne une&nbsp; formation aux disciplines fondamentales des arts du spectacle : dramaturgie, interpr&eacute;tation, danse, chant, pantomime, escrime, acrobatie, commedia dell'arte.<br /><br />&nbsp;</font><span style="font-family: georgia,serif;"> L&rsquo;Acad&eacute;mie propose une quatri&egrave;me ann&eacute;e de professionnalisation en accompagnant les &eacute;l&egrave;ves dipl&ocirc;m&eacute;s dans la cr&eacute;ation de leur compagnie, la mise en sc&egrave;ne et la diffusion de leur cr&eacute;ation.</span></font></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les Oiseaux Aristophane]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/july-19th-2015]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/july-19th-2015#comments]]></comments><pubDate>Mon, 20 Jul 2015 04:04:42 GMT</pubDate><category><![CDATA[Les Oiseaux Aristophane]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/july-19th-2015</guid><description><![CDATA[Les Oiseaux par l'A.I.D.A.S, mise en scène de Carlo Boso, Avignon 2015 PARABASE DU  CHOEUR. (...)Voyons, humains, aveugles de nature, &ecirc;tres semblables &agrave; des feuilles, cr&eacute;atures  de rien, p&eacute;tris de boue, pareils &agrave; des ombres, inintelligents, priv&eacute;s d'ailes,  &eacute;ph&eacute;m&egrave;res, infortun&eacute;s mortels, qu'on prendrait pour des songes, pr&ecirc;tez l'oreille  &agrave; nous, qui sommes immortels, durant toujours, a&eacute;riens, exempts de vie [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;z-index:10;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:1px;*margin-top:2px'><a><img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/5844246.jpg?1437375792" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption">Les Oiseaux par l'A.I.D.A.S, mise en sc&egrave;ne de Carlo Boso, Avignon 2015</span></span> <div class="paragraph" style="text-align:justify;display:block;"><strong><font color="#000051" size="3"><font color="#2a2a2a">PARABASE DU  CHOEUR.</font></font></strong><font><font color="#2a2a2a" style="font-size: 11pt;"> <br />(...)Voyons, humains, aveugles de nature, &ecirc;tres semblables &agrave; des feuilles, cr&eacute;atures  de rien, p&eacute;tris de boue, pareils &agrave; des ombres, inintelligents, priv&eacute;s d'ailes,  &eacute;ph&eacute;m&egrave;res, infortun&eacute;s mortels, qu'on prendrait pour des songes, pr&ecirc;tez l'oreille  &agrave; nous, qui sommes immortels, durant toujours, a&eacute;riens, exempts de vieillesse,  occup&eacute;s de pens&eacute;es imp&eacute;rissables. Quand vous aurez appris parfaitement de nous  les ph&eacute;nom&egrave;nes d'en haut, la nature des oiseaux, la gen&egrave;se des dieux et des  fleuves, de l'&Eacute;r&egrave;be et du Chaos, votre science parfaite vous permettra de dire  adieu de ma part &agrave; Prodicos pour le reste.<br /> Le Chaos, la Nuit, le noir &Eacute;r&egrave;be et le vaste Tartare existaient au commencement:  il n'y avait ni terre, ni air, ni ciel. Dans le sein infini de l'&Eacute;r&egrave;be, la Nuit  aux ailes noires enfante d'abord un &oelig;uf sans germe, d'o&ugrave;, apr&egrave;s des r&eacute;volutions  d'ann&eacute;es, naquit le gracieux &Eacute;ros au dos brillant de deux ailes d'or, semblable  aux tourbillons roul&eacute;s par le vent. Eros, uni au Chaos ail&eacute; et t&eacute;n&eacute;breux, dans  le vaste Tartare, engendra notre race, et la produisit tout d'abord &agrave; la  lumi&egrave;re. Ainsi, &agrave; l'origine, la race des immortels n'existait pas encore, avant  qu'&Eacute;ros e&ucirc;t tout uni. Les &eacute;l&eacute;ments une fois unis les uns aux autres, parut le  Ciel, l'Oc&eacute;an, la Terre et les dieux bienheureux, race &eacute;ternelle. Voil&agrave; comment  nous sommes les plus anciens de tous les bienheureux: que nous sommes fils  d'&Eacute;ros, mille preuves l'attestent. Nous avons des ailes et nous sommes avec ceux  qui aiment. (...) Les mortels, c'est de nous, oiseaux, qu'ils re&ccedil;oivent les plus  grands services. D'abord nous leur indiquons les saisons, printemps, hiver,  automne : semer, lorsque la grue, sonnant de la trompette, &eacute;migre vers la Libye  et avertit le nocher de suspendre le gouvernail et de dormir ; elle conseille &agrave;  Oreste de se tisser un manteau, afin qu'il n'aille pas, parce qu'il grelotte,  d&eacute;pouiller autrui. Le milan, &agrave; son tour, par sa venue, annonce une autre saison,  c'est-&agrave;-dire le moment de tondre la toison printani&egrave;re des brebis; puis  l'hirondelle, quand il faut vendre le manteau et acheter un v&ecirc;tement de toile.  Nous sommes pour vous Ammon, Delphes, Dodone, Ph&eacute;bus Apollon. Vous commencez par  aller vers les oiseaux pour r&eacute;gler toutes choses, commerce, vivres, choix d'un  &eacute;poux; vous regardez comme oiseau tout ce qui sert &agrave; la divination: une parole  est pour vous un oiseau ; un &eacute;ternuement, vous l'appelez oiseau ; une rencontre,  oiseau ; une voix, oiseau ; un esclave, oiseau ; un &acirc;ne, oiseau. N'est-il pas  &eacute;vident que nous sommes pour vous un proph&eacute;tique Apollon?<br /> Si donc vous nous croyez des dieux, vous pouvez user de nous comme de Muses  proph&eacute;tiques, brises, saisons, hiver, &eacute;t&eacute;, moyenne chaleur: nous n'irons pas  nous asseoir l&agrave;-haut majestueusement, au milieu des nuages, comme Zeus; mais,  pr&eacute;sents, nous vous donnerons &agrave; vous-m&ecirc;mes, &agrave; vos enfants et aux enfants de vos  enfants, richesse, bonheur, sant&eacute;, paix, jeunesse, rire, ch&oelig;urs de danse,  festins, et le lait des oiseaux : si bien que vous serez &eacute;cras&eacute;s sous les biens,  tant vous serez riches tous. <br />(...)<br />Si quelqu'un de vous, spectateurs, d&eacute;sire mener d&eacute;sormais une vie agr&eacute;able avec  les oiseaux, qu'il vienne vers nous. En effet, ce qui est ici honteux ou  interdit par la loi, tout cela est beau chez nous autres oiseaux. (...)<br />Rien n'est meilleur ni plus agr&eacute;able que d'avoir des ailes. </font></font></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="wsite-spacer" style="height:132px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Odyssée, dernier chant, pseudo- tragédie, Jean-Pierre Siméon]]></title><link><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/odyssee-dernier-chant-pseudo-tragedie-jean-pierre-simeon]]></link><comments><![CDATA[https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/odyssee-dernier-chant-pseudo-tragedie-jean-pierre-simeon#comments]]></comments><pubDate>Wed, 15 Jul 2015 04:05:16 GMT</pubDate><category><![CDATA[dernier chant]]></category><category><![CDATA[Jean-Pierre Sim&eacute;on]]></category><category><![CDATA[Odyss&eacute;e]]></category><category><![CDATA[pseudo- trag&eacute;die]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.moncarnetdelecture.com/theacuteacirctre/odyssee-dernier-chant-pseudo-tragedie-jean-pierre-simeon</guid><description><![CDATA[Plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s son retour &agrave; Ithaque, Ulysse reprend son voyage et se rend aux enfers. Il vient y consulter Tir&eacute;sias pour savoir si P&eacute;n&eacute;lope lui est infid&egrave;le et quel sera l'avenir de son &icirc;le natale car il ne comprend plus le monde dans lequel il vit. Par malheur, il a bu l'eau de l'Ach&eacute;ron et le froid de la mort s'insinue en lui. Il rencontre une jeune femme, le Ch&oelig;ur, une ombre qui fait le lien myst&eacute;rieux entre le [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title" style="text-align:left;">Plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s son retour &agrave; Ithaque, Ulysse reprend son voyage et se rend aux enfers. Il vient y consulter Tir&eacute;sias pour savoir si P&eacute;n&eacute;lope lui est infid&egrave;le et quel sera l'avenir de son &icirc;le natale car il ne comprend plus le monde dans lequel il vit. Par malheur, il a bu l'eau de l'Ach&eacute;ron et le froid de la mort s'insinue en lui. Il rencontre une jeune femme, le Ch&oelig;ur, une ombre qui fait le lien myst&eacute;rieux entre le monde des vivants et celui des morts...</h2>  <div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.moncarnetdelecture.com/uploads/3/0/7/8/30784827/159735_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="paragraph" style="text-align:left;">LE CHOEUR<br />Quoi ? Qu'est-ce que tu ne sais pas ?<br />ULYSSE<br />Si je voudrais revenir chez les hommes<br />Revenir &agrave; la vie oui sous le large du ciel oui<br />Poser mon &eacute;paule &agrave; l'arbre ma joue<br />Contre la fra&icirc;cheur mouill&eacute;e de l'herbe oui<br />Dormir avec la vague et l'&eacute;toile oui<br />Presser ma bouche contre un sein nu oui<br />Que se fende sous moi le corps d'une femme oui<br />Si la vie n'&eacute;tait que &ccedil;a une douceur sans cause<br />Un vin d'orange dans un soir d'&eacute;t&eacute;<br />Alors oui mais l'homme mais les hommes<br />Mais Ithaque dont la nuit grouille de serpents<br />Comme la chevelure h&eacute;riss&eacute;e de la Gorgone<br />Eum&eacute;os a parl&eacute; juste sous le masque<br />Quand il jouait les Tir&eacute;sias<br />Il y a en moi une violence depuis longtemps pr&eacute;par&eacute;e<br />La premi&egrave;re occasion lui sera bonne et<br />La haine bient&ocirc;t d&eacute;bordera les l&egrave;vres de tous<br />Le c&oelig;ur des hommes est une vieille souche<br />Pr&ecirc;te &agrave; vomir son nid de frelons<br />Je n'ai plus de courage je je<br />Ne suis venu peut-&ecirc;tre ici<br />Que pour fuir ici n'importe o&ugrave; loin du monde<br />Chercher dans ce lointain formidable<br />Cette &eacute;norme terreur immobile<br />Une paix qui n'a pas de nom chez les hommes<br />Le vide affreux impitoyable<br />Que me donnerait la seconde d'un oubli<br />L'&eacute;ternit&eacute; d'une seconde d'oubli.<br /></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:128px;"></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>